Le point sur l'invasion russe de l'Ukraine

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- L'armée russe se concentre sur l'Est -

La Russie a dit vendredi vouloir désormais concentrer ses efforts sur la "libération" de l'Est de l'Ukraine et a reconnu la mort de 1.351 de ses soldats depuis le début de son offensive militaire, premiers chiffres depuis plus de trois semaines.

Les capacités de combat des forces ukrainiennes ont été réduites de manière importante, ce qui permet (...) de concentrer le gros des efforts sur l'objectif principal: la libération du Donbass", a déclaré l'adjoint au chef de l'état-major russe.

- Commandement des forces aériennes ukrainiennes bombardé -

Le centre de commandement des forces aériennes ukrainiennes, à Vinnytsia (centre), a été frappé vendredi par une salve de missiles de croisière russes, qui ont provoqué des "dommages significatifs", selon l'armée ukrainienne.

A Kharkiv (est), un bombardement russe sur un centre médical a fait quatre morts et trois blessés, selon la police régionale.

Par ailleurs, la mairie de Marioupol (sud) a déclaré redouter la mort d'environ 300 personnes dans le bombardement du théâtre de la ville par l'aviation russe le 16 mars.

- Pourparlers "très difficiles" (Kiev) -

Les pourparlers avec Moscou sont "très difficiles", a jugé vendredi le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, démentant tout accord avec la Russie.

Plus tôt dans la journée, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait assuré que la Russie et l'Ukraine étaient d'accord sur quatre points de négociation sur six.

- Biden en Pologne -

Joe Biden, qui a promis à plusieurs reprises de défendre "le moindre pouce" du territoire de l'Otan, a rendu visite vendredi à des militaires américains stationnés en Pologne, non loin de la frontière avec l'Ukraine.

Après avoir atterri à Rzeszow, à 80 km de la frontière, le président américain a entamé une visite très attendue, de deux jours, par une rencontre avec les militaires de la 82e division aéroportée américaine.

Il doit ensuite tenir une réunion consacrée à la situation humanitaire en Ukraine et dans la région, et sera, selon la Maison Blanche, rejoint à cette occasion par le président polonais Andrzej Duda.

- Avions de ligne volés -

La Russie a "volé" des centaines d'avions de ligne, représentant des milliards d'euros de préjudice pour leurs loueurs étrangers, ont accusé vendredi de hauts responsables européens, après que Moscou a permis l'immatriculation de ces appareils sur son territoire.

Les compagnies aériennes russes ont jusqu'à lundi pour rendre ces appareils, aux termes des sanctions visant le secteur aérien adoptées par l'Union européenne.

- Les Etats-Unis excluent l'arme chimique -

Les Etats-Unis "n'ont pas l'intention d'utiliser des armes chimiques quelles que soient les circonstances", c'est-à-dire même si la Russie en emploie en Ukraine, a assuré vendredi le conseiller à la sécurité nationale américain Jake Sullivan.

Le Kremlin a accusé vendredi Joe Biden de vouloir "détourner l'attention" du programme d'armement chimique et biologique américain en Ukraine avec ses déclarations sur un possible recours par la Russie aux armes chimiques dans le pays.

- Disparitions et détentions arbitraires -

Des dizaines de responsables, journalistes et militants ukrainiens opposés à l'invasion par Moscou ont été arbitrairement détenus par les forces russes ou ont disparu, a dénoncé l'ONU vendredi, estimant que certains cas s'apparentent à des "prises d'otages".

- Réduction de la dépendance énergétique -

Les États-Unis et l'Union européenne ont annoncé vendredi la création d'un groupe de travail visant à réduire la dépendance de l'Europe envers les énergies fossiles russes.

Les Américains s'efforceront ainsi de fournir à l'Europe 15 milliards de m3 supplémentaires de gaz naturel liquéfié (GNL) cette année.

L'Allemagne pour sa part a annoncé qu'elle pourrait se passer du charbon de la Russie d'ici l'automne et de son pétrole à la fin de l'année. Pour le gaz, Berlin vise une date plus tardive, à savoir "mi-2024".

- Le pape condamne une "guerre odieuse" -

Le pape François a condamné vendredi la "guerre odieuse" contre "nos frères ukrainiens sans défense", lors d'une cérémonie consacrée à l'Ukraine et à la Russie au Vatican.

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