Le point sur l'invasion russe de l'Ukraine

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Macron réagit aux propos de Biden sur Poutine -

Le président français Emmanuel Macron a déclaré dimanche qu'il "n'utiliserait pas" les termes du président américain Joe Biden, qui a traité Vladimir Poutine de "boucher" la veille lors d'une rencontre avec des réfugiés ukrainiens en Pologne. Il a estimé qu'il ne fallait pas être "dans l'escalade ni des mots ni des actions" dans la guerre en Ukraine.

Il a par ailleurs indiqué qu'il parlerait au président russe "demain ou après-demain" (lundi ou mardi) pour organiser une opération d'évacuation de la ville de Marioupol, dans l'est de l'Ukraine, qu'il faut "faire dans un délai rapide".

- Les conditions britanniques à une levée des sanctions -

Les sanctions britanniques décidées contre la Russie après son invasion de l'Ukraine pourraient être levées si Moscou s'engageait à respecter un cessez-le-feu total et retirait ses troupes, a déclaré samedi la ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss.

Ces déclarations font écho à celles du secrétaire d'Etat américain Antony Blinken indiquant que les sanctions contre la Russie "n'ont pas été conçues pour être permanentes" et qu'elles pouvaient disparaître si Moscou changeait d'attitude.

- Sur le terrain militaire -

Sur le front militaire, l'armée ukrainienne assure, dans le dernier bulletin de son état-major publié dimanche à l'aube, que dans le Donbass, dans les zones de Donetsk et Lougansk, "sept attaques ennemies ont été repoussées" et huit tanks russes détruits.

La Russie a elle affirmé que des roquettes de type Kalibr ont détruit un dépôt d'armes et de munitions dans la région de Jytomyr, à l'ouest de Kiev, le 25 mars.

Les frappes russes de samedi après-midi sur Lviv, grande ville de l'ouest de l'Ukraine, ont touché un dépôt de carburants et un site militaire stratégiques et fait cinq blessés, selon les autorités locales.

A Mykolaïv, ville-verrou sur la route d'Odessa - plus grand port d'Ukraine - que l'armée russe tente en vain de faire sauter depuis des semaines, l'étau semble se désserrer un peu. Le front a même reculé, avec une contre-offensive ukrainienne sur Kherson, à quelque 80 kms au sud-est, dont l'armée russe avait revendiqué la prise totale.

- Possible référendum à Lougansk -

Le territoire séparatiste de Lougansk, dont Moscou a reconnu l'indépendance, mais pas la communauté internationale, pourrait bientôt organiser un référendum pour rejoindre la Russie, a déclaré dimanche le leader de ce territoire, Léonid Passetchnik.

Les républiques séparatistes prorusses de Donetsk et Lougansk sont situées dans le bassin minier russophone du Donbass (est de l'Ukraine) et échappent depuis 2014 au contrôle de Kiev.

- Inquiétudes de l'AIEA sur la maintenance de Tchernobyl -

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a réitéré son inquiétude à propos de la centrale nucléaire de Tchernobyl, prise par l'armée russe dès le début du conflit.

L'armée russe a aussi pris le contrôle de la ville de Slavoutitch, où réside le personnel de la centrale de Tchernobyl, et "il n'y a pas eu de rotation des employés depuis près d'une semaine" sur le site, précise le communiqué de l'AIEA.

Elle s'inquiète de la capacité des employés qui gèrent les opérations quotidiennes sur le site de déchets radioactifs de rentrer chez eux se reposer.

- Auchan reste en Russie -

Le PDG d'Auchan Retail International, le Français Yves Claude, a défendu dimanche le maintien des activités du groupe en Russie car, selon lui, "partir serait imaginable sur le plan économique, mais pas du point de vue humain".

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait interpellé le groupe Auchan, mercredi, devant le Parlement français, sur son activité en Russie, où il emploie 30.000 personnes et réalise 10% de ses ventes mondiales.

"Il est facile de nous critiquer, mais nous on est là, on fait face et on agit pour la population civile", a assuré M. Claude.

- Le CICR dément toute évacuation forcée de civils vers la Russie -

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a formellement démenti avoir facilité des évacuations forcées de civils ukrainiens vers la Russie, comme l'avait laissé entendre un analyste politique ukrainien s'exprimant dans le média en ligne Euractiv.

"Ces fausses informations mettent en danger les équipes de la Croix Rouge et les bénévoles sur le terrain", déplore la Croix-Rouge.

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