Le point sur l'invasion russe de l'Ukraine

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Début des pourparlers en Turquie -

La Russie et l'Ukraine ont toutes deux "des préoccupations légitimes", a déclaré mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan, peu avant l'ouverture à Istanbul de pourparlers directs entre les deux pays, les appelant à "mettre un terme à cette tragédie".

C'est la première fois que les délégations des deux pays se retrouvent en présence physique après plusieurs rounds de pourparlers en visioconférence.

Moscou a confirmé que l'oligarque russe Roman Abramovitch jouait un rôle de médiateur dans ces pourparlers, balayant au passage les affirmations de presse selon lesquelles il aurait été empoisonné.

- Mykolaïv à nouveau touchée : au moins deux morts -

Au moins deux personnes sont mortes mardi dans une frappe russe ayant partiellement détruit le bâtiment de l'administration régionale de Mykolaïv, ville ukrainienne proche d'Odessa. Les journalistes de l'AFP ont vu deux cadavres être retirés des décombres du bâtiment, dont la section centrale s'est partiellement effondrée après la frappe.

Le gouverneur régional Vitaly Kim a précisé que les secours cherchaient "huit civils et trois militaires" sous les décombres.

L'Ukraine avait par ailleurs annoncé lundi soir que la ville d'Irpin, théâtre de féroces combats dans la banlieue de Kiev, avait été reprise aux forces russes.

- Reprise des couloirs humanitaires -

L'Ukraine a annoncé mardi une reprise des évacuations de civils via trois couloirs humanitaires, notamment depuis la ville assiégée de Marioupol, après une journée de suspension par crainte de "provocations" russes.

"Trois couloirs humanitaires ont été validés pour aujourd'hui", a déclaré la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk, alors que l'Ukraine a dénoncé à plusieurs reprises des attaques russes sur ces couloirs.

Le président français Emmanuel Macron et Vladimir Poutine doivent précisément évoquer l'opération humanitaire d'évacuation des civils dans Marioupol, lors d'un appel téléphonique prévu à 16H30 (14H30 GMT), a indiqué l'Elysée.

- Les États-Unis envisagent d'autres sanctions -

Après avoir déjà sanctionné l'industrie de défense de la Russie, les États-Unis envisagent de viser d'autres secteurs participant à l'effort de guerre mené par le Kremlin en Ukraine.

"Nous prévoyons de cibler des secteurs qui sont essentiels à la capacité du Kremlin à faire fonctionner sa machine de guerre", a précisé le secrétaire adjoint au Trésor, Wally Adeyemo selon le texte d'un discours qu'il devait prononcer au groupe de réflexion Chatham House à Londres.

- Boycott polonais et tchèque d'une réunion à Budapest -

Les ministres polonais et tchèque de la Défense ne participeront pas mercredi à une réunion à Budapest du groupe de Visegrad, dit V4, en raison des liens de la Hongrie avec le Kremlin, ont annoncé des responsables.

"J'ai toujours soutenu le V4 et je suis vraiment désolée que les hommes politiques hongrois trouvent maintenant que le pétrole russe bon marché est plus important que le sang ukrainien", a déclaré la ministre tchèque Jana Cernochova.

- L'AIEA en Ukraine pour la sécurité nucléaire -

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) se trouve en Ukraine "pour des discussions avec des responsables du gouvernement" afin de fournir "une assistance technique" garantissant la sécurité des installations nucléaires, a indiqué l'instance onusienne mardi.

"Le conflit militaire pose un danger sans précédent pour les centrales et autres sites du pays", a souligné l'AIEA. La centrale nucléaire de Tchernobyl est occupée par les forces russes depuis le début de l'invasion, et l'armée russe a aussi pris le contrôle de la ville de Slavoutitch, où réside le personnel qui assure son bon fonctionnement.

- Sursis militaire pour certains Russes -

La Russie a annoncé mardi accorder un sursis de service militaire aux jeunes travaillant dans le secteur des hautes technologies, pour faire face à une fuite des cerveaux provoquée par l'offensive russe en Ukraine.

- Plus de 3.000 journalistes en Ukraine -

L'invasion russe de l'Ukraine concentrerait "entre 3.000 et 3.500" journalistes sur le terrain, relève mardi une enquête de l'ONG grecque iMedD centrée sur l'indépendance du journalisme.

"Plateformes, réseaux sociaux, propagande, provocation, fausses nouvelles (...) sont les armes +nucléaires+ d'une guerre de l'information -, non seulement en termes de manipulation de l'opinion publique, mais aussi dans un contexte des stratégies et tactiques de l'Est et de l'Occident sur le terrain", souligne cette enquête.

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