Le point sur l'invasion russe de l'Ukraine

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Discussions "substantielles" ouvrant la voie à une rencontre Zelensky-Poutine -

Les conditions pour une première rencontre entre le président ukrainien et son homologue russe depuis le début de l'invasion russe sont désormais possibles, ont indiqué Kiev et Moscou après plusieurs heures de pourparlers russo-ukrainiens mardi à Istanbul.

"Les négociations sur un accord sur la neutralité et le statut non nucléaire de l'Ukraine entrant dans une dimension pratique (...), il a été décidé, pour accroître la confiance, de réduire radicalement l'activité militaire en direction de Kiev et Tcherniguiv", a déclaré le vice-ministre russe de la Défense.

"Après la discussion substantielle d'aujourd'hui, nous nous sommes entendus et proposons que la rencontre se fasse pour parapher l'accord", a-t-il dit.

L'Ukraine acceptera d'être neutre si elle obtient un "accord international" pour garantir sa sécurité, dont seraient signataires plusieurs pays agissant en tant que garants, selon le négociateur en chef ukrainien.

- Washington, Paris, Londres, Berlin et Rome circonspects -

Les dirigeants américain, français, britannique, allemand et italien se sont montrés circonspects après l'annonce de ces avancées dans les discussions russo-ukrainiennes.

Joe Biden, Emmanuel Macron, Boris Johnson, Olaf Scholz et Mario Draghi ont mis en garde, lors d'une conversation téléphonique, contre tout "relâchement de la détermination occidentale tant que l'horreur infligée à l'Ukraine ne serait pas terminée", selon Downing Street.

Ils se sont dits d'accord pour "continuer d'accroître le coût payé par la Russie", selon la Maison-Blanche.

Les Bourses européennes ont elles renoué avec l'optimisme en terminant en forte hausse.

- Marioupol: les "nationalistes" ukrainiens doivent "déposer les armes" (Poutine) -

Vladimir Poutine a exigé mardi que les "nationalistes" ukrainiens à Marioupol "déposent les armes" afin qu'on puisse "trouver une solution à la situation humanitaire" dans ce port stratégique, selon un communiqué du Kremlin publié après un échange avec Emmanuel Macron.

Ce dernier a de son côté estimé que les conditions pour lancer dans les prochains jours une opération humanitaire au secours des habitants de cette ville assiégée n'étaient "pas réunies à ce stade".

- Mykolaïv : au moins neuf morts -

Neuf personnes ont été tuées et au moins 28 autres blessées mardi dans une frappe russe ayant partiellement détruit le bâtiment de l'administration régionale de Mykolaïv, dans le sud de l'Ukraine, selon un nouveau bilan donné par le parquet général ukrainien.

Volodymyr Zelensky a par ailleurs qualifié les attaques russes contre Marioupol de "crime contre l'humanité, qui se déroule en direct sous les yeux de la planète." En visioconférence devant le Parlement danois, il a accusé Moscou de bombarder volontairement les abris des civils dans cette ville assiégée.

Les forces russes ont par ailleurs bombardé l'aérodrome militaire de Starokostiantyniv (ouest), détruisant tous les stocks de carburant de cette ville, a annoncé son maire.

- Russie: Decathlon suspend ses activités -

L'entreprise française spécialisée dans les articles de sport Decathlon a annoncé la suspension de ses activités en Russie en raison de problèmes d'approvisionnement.

Decathlon, présent en Russie depuis 2006 avec 60 magasins, est l'une des trois enseignes de l'association familiale Mulliez à être active dans ce pays, avec Auchan et Leroy-Merlin, qui y poursuivent pour leur part leur activité.

Par ailleurs, le cimentier suisse Holcim va se retirer du marché russe après avoir déjà suspendu ses investissements. Il y emploie plus de mille personnes et dispose de trois sites spécialisés dans la production de ciment.

- Près de 4 millions de réfugiés -

Le nombre de réfugiés ayant fui l'Ukraine depuis l'invasion ordonnée par Vladimir Poutine se rapproche de la barre symbolique des 4 millions qui pourrait être franchie dans les tout prochains jours, selon l'ONU, estimant à presque 6,5 millions le nombre de déplacés à l'intérieur du pays.

Avec 3.901.713 réfugiés ukrainiens, principalement des femmes et des enfants, l'Europe n'a pas connu de tels flots de réfugiés depuis la Seconde guerre mondiale.

- La Croix-Rouge se dit victime de désinformation -

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) se heurte à des accusations visant ses efforts pour faciliter les évacuations de villes assiégées.

Une des accusations contre le CICR circulant sur les réseaux sociaux assure qu'il a aidé des évacuations forcées vers la Russie d'Ukrainiens depuis la ville assiégée de Marioupol.

Le CICR "ne soutiendrait jamais une quelconque opération qui irait à l'encontre de la volonté des gens et de nos principes", a insisté un porte-parole de l'organisation.

- Un yacht saisi à Londres -

Un yacht de luxe avec piscine et cave à vin appartenant à un ressortissant russe a été saisi à Londres dans le cadre des représailles à l'invasion russe en Ukraine.

Le "Phi" est le troisième plus grand yacht construit par les chantiers navals néerlandais Royal Huisman, avec 58 mètres de long, d'une valeur de 38 millions de livres sterling (45 millions d'euros).

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