Le point sur l'invasion russe de l'Ukraine

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- L'Otan s'attend à des offensives -

Les forces russes "ne se retirent pas, mais se repositionnent" en Ukraine et l'Otan s'attend à des "offensives supplémentaires" de la part de Moscou, a déclaré jeudi le secrétaire général de l'Alliance Jens Stoltenberg.

Selon lui, la Russie "essaie de renforcer son offensive sur la région du Donbass" et "maintient la pression sur Kiev et d'autres villes".

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait auparavant déclaré ne pas croire à la promesse faite par Moscou de "réduire radicalement" son activité militaire en direction de Kiev.

Sans "aucune illusion", le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre a dit avoir demandé au président russe Vladimir Poutine la fin des hostilités lors d'un entretien téléphonique jeudi matin.

Les ministres des Affaires étrangères russe et ukrainien pourraient se rencontrer "d'ici une ou deux semaines", selon leur homologue turc Mevlüt Cavusoglu.

- Début de retrait russe de Tchernobyl -

Les forces russes ont commencé à se retirer du site nucléaire de Tchernobyl, dont elles avaient pris le contrôle dès le premier jour de l'invasion de l'Ukraine le 24 février, a annoncé jeudi l'agence nucléaire ukrainienne.

- Gaz : Poutine impose le paiement en roubles -

Dès le 1er avril, les acheteurs de gaz russe de pays "inamicaux" devront avoir des comptes en roubles, faute de quoi la Russie ne les livrera pas, a annoncé jeudi le président Poutine.

L'Allemagne et la France se "préparent" à un potentiel arrêt des importations de gaz russe, les Européens refusant le paiement en roubles exigé par Moscou, a réagi le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire.

Les pays européens continueront de payer le gaz russe en euros et dollars comme cela est "écrit dans les contrats", a assuré le chancelier allemand, Olaf Scholz.

Les producteurs de pétrole de l'Opep+ ont eux annoncé, sans surprise, une nouvelle ouverture modeste de leurs vannes d'or noir, ignorant les appels à alléger la pression sur les prix induite par la guerre.

Le président américain Joe Biden, confronté à une inflation record minant sa popularité, a lui ordonné de puiser 1 million de barils par jour dans les réserves stratégiques de pétrole pendant six mois, une initiative "sans précédent" dans l'histoire américaine, selon la Maison Blanche .

- Trêve annoncée à Marioupol -

Le gouvernement ukrainien devait envoyer jeudi 45 bus pour évacuer des civils depuis le port assiégé de Marioupol (Sud-Est), après que Moscou a annoncé une trêve pour permettre leur départ. Dix-sept bus sont déjà partis pour Marioupol, selon Kiev.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s'est dit prêt "à diriger" à partir de vendredi ces opérations d'évacuation en direction de la ville de Zaporojie, à 220 km au nord-ouest, à condition d'avoir les garanties nécessaires.

Selon l'administration militaire de la région de Donetsk, l'armée russe a de nouveau bombardé dans la nuit la région de Donetsk (Donbass), avec parfois des bombes au phosphore.

- Sanctions -

Londres a annoncé 14 nouvelles sanctions visant des "propagandistes et médias d'Etat" russes, dont les propriétaires de RT et Sputnik, pour contrer les "mensonges" du Kremlin.

Washington a annoncé jeudi de nouvelles sanctions contre la Russie, visant cette fois le secteur technologique, dont le plus important fabricant russe de semi-conducteurs afin, entre autres, d'empêcher le contournement des sanctions occidentales.

La Russie a elle annoncé interdire l'entrée sur son territoire aux dirigeants européens et à la majorité des eurodéputés, en réaction aux mesures punitives la visant.

- Le Kremlin réplique à Washington -

Le Kremlin a jugé jeudi inquiétant que les Etats-Unis ne comprennent rien au fonctionnement du pouvoir en Russie, répondant aux Occidentaux qui affirment que les conseillers de Poutine lui mentent par peur de sa réaction sur la situation sur le terrain et qu'il est dès lors mal informé.

- Popularité de Poutine -

Quelque 83% des Russes approuvent l'action de Vladimir Poutine, qui gagne douze points de popularité par rapport à février, selon l'institut russe indépendant Levada.

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