Le point sur l'invasion russe de l'Ukraine

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Boutcha : Moscou rejette "catégoriquement" les accusations -

La Russie rejette "catégoriquement" toutes les accusations liées à la découverte d'un grand nombre de cadavres de civils à Boutcha, près de Kiev, a déclaré lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Selon la procureure générale d'Ukraine, les corps sans vie de 410 civils ont été retrouvés dans ces territoires de la région de Kiev récemment repris aux troupes russes, ce qui a provoqué de vives réactions internationales incriminant Moscou.

M. Peskov a assuré à la presse que les experts du ministère russe de la Défense avaient découvert des signes de "falsifications vidéo" et des "fakes" dans les images présentées par les autorités ukrainiennes.

La Russie avait auparavant demandé une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU pour statuer sur les "provocations haineuses" commises selon elle par l'Ukraine à Boutcha.

- A Boutcha, Zélensky dénonce un "génocide" -

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé lundi en visitant Boutcha que des "crimes de guerre" qui seront "reconnus comme un génocide" y ont été commis.

"Chaque jour, lorsque nos combattants entrent et reprennent des territoires, vous voyez ce qu'il se passe", a-t-il déclaré à des médias dont l'AFP, en gilet pare-balles et accompagné de militaires ukrainiens.

- Réunion "en urgence" de l'UE sur de nouvelles sanctions -

L'Union européenne discute en "urgence" de nouvelles sanctions contre Moscou, réclamées notamment par la France et l'Allemagne, a indiqué lundi le haut représentant de l'UE Josep Borrell. L'unanimité entre les 27 est nécessaire.

Le président français Emmanuel Macron a évoqué des sanctions individuelles et des mesures sur "le charbon et le pétrole", sans mentionner les achats de gaz, sujet de division entre Européens.

Selon lui, il existe des "indices aujourd'hui très clairs de crimes de guerre" et "il est à peu près établi que c'est l'armée russe" qui était dans cette petite ville.

L'Allemagne ne peut pas se passer des livraisons de gaz russe "à court terme" et des sanctions contre Moscou dans ce secteur feraient plus mal à l'UE qu'à la Russie, a estimé lundi le ministre allemand des Finances, Christian Lindner.

- Washington veut faire suspendre la Russie du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU -

Les Etats-Unis vont tenter d'obtenir la "suspension" de la Russie du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, a annoncé lundi l'ambassadrice américaine aux Nations unies.

- Demandes d'enquête internationale -

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a appelé lundi à créer une commission d'enquête internationale sur "le génocide" commis selon lui par l'armée russe à Boutcha.

"Nous allons faire tout notre possible pour que ceux qui ont perpétré ces crimes de guerre ne restent pas impunis et puissent comparaître devant les tribunaux, dans ce cas précis devant la Cour pénale internationale, pour répondre de ces cas présumés de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre et, pourquoi ne pas le dire également, de génocide", a également déclaré le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez.

Le chef de la diplomatie japonaise Yoshimasa Hayashi a dénoncé des "actes de violence exceptionnellement cruels".

La Haute-commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU, Michelle Bachelet, s'est dite "horrifiée" par ces informations qui "soulèvent des questions graves et inquiétantes sur de possibles crimes de guerre" et "violations graves des droits de l'Homme", appelant "à préserver toutes les preuves".

L'UE est prête à envoyer des équipes d'enquêteurs en Ukraine pour aider au recueil de preuves sur les crimes de guerre, a annoncé lundi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

- Marioupol détruite à 90% (maire) -

La ville portuaire assiégée de Marioupol dans le sud-est de l'Ukraine est détruite "à 90%" et "40% de ses infrastructures" sont "irrécupérables", a annoncé lundi son maire Vadim Boïtchenko.

- La population doit évacuer le Donbass (gouverneur) -

La situation est "tendue" dans tout le Donbass (est) sous contrôle ukrainien, où l'armée est prête à affronter les forces russes et la population civile doit évacuer sans délai, a déclaré lundi le gouverneur de cette région.

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