Le point sur l'invasion russe de l'Ukraine

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Gare de Kramatorsk: lourd bilan -

Au moins 52 personnes, dont cinq enfants, ont été tuées et une centaine blessées vendredi dans un tir de de missile sur la gare de Kramatorsk (est), d'où partaient depuis plusieurs jours des milliers de personnes évacuées vers le reste du pays.

Moscou a immédiatement démenti être responsable de la frappe, affirmant ne pas disposer du type de missile utilisé, et a accusé Kiev d'avoir "orchestré" le tir pour empêcher les civils de fuir.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé un "mal sans limite" déchaîné par la Russie.

Le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell, a condamné une "attaque aveugle" tandis que le président américain Joe Biden a accusé Moscou d'avoir commis une "horrible atrocité".

Ce bombardement est constitutif d'un "crime contre l'humanité", selon le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.

- L'Ukraine a un "avenir européen" (von der Leyen) -

"La Russie va sombrer dans la décomposition économique, financière et technologique, tandis que l'Ukraine marche vers un avenir européen", a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen lors d'une conférence de presse à Kiev avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Avant cela, Mme von der Leyen, accompagnée du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, s'était rendue à Boutcha, pour voir notamment les fosses communes creusées pour y enterrer les dizaines de civils tués.

Le chancelier autrichien Karl Nehammer a quitté Vienne vendredi pour l'Ukraine et se rendra samedi à Kiev et à Boutcha, selon une déclaration transmise à l'AFP.

- Couvre-feu à Odessa -

Un couvre-feu sera en vigueur de samedi soir à lundi matin à Odessa, le grand port ukrainien sur la mer Noire, face à la "menace" de frappes de missiles, ont annoncé les autorités locales.

Après le bombardement de la gare de Kramatorsk, "une menace d'attaque au missile plane à Odessa".

- La région de Soumy "libérée" -

La région de Soumy, frontalière de la Russie dans le nord-est de l'Ukraine, a été totalement "libérée" des forces russes, a annoncé vendredi le chef de l'administration régionale, ajoutant toutefois que la zone n'était "pas sûre" et que des opérations de déminage étaient en cours.

- Londres sanctionne les filles de Poutine -

Après Washington et Bruxelles, le Royaume-Uni a sanctionné vendredi les deux filles du président russe Vladimir Poutine et celle de son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov, disant vouloir s'en prendre au "train de vie fastueux du cercle rapproché du Kremlin".

Elles sont désormais interdites d'entrée sur le territoire britannique, où tout éventuel actif sera gelé.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a par ailleurs annoncé renforcer l'aide militaire à l'Ukraine, avec l'envoi de missiles antichars et antiaériens.

- Pourparlers en Turquie -

La Russie et l'Ukraine sont toujours "d'accord" pour se retrouver pour des négociations en Turquie malgré les récentes exactions commises sur le terrain, a affirmé vendredi un haut responsable turc.

Le volet diplomatique de la crise ne laisse transparaître aucun signe de progrès depuis la dernière session de pourparlers en direct entre les deux pays, le 29 mars à Istanbul, a-t-il souligné.

- Marins bloqués dans les ports ukrainiens -

Deux agences de l'ONU ont appelé vendredi à une action urgente pour venir en aide à environ un millier de marins qui se trouvent bloqués dans les eaux et ports ukrainiens depuis l'invasion russe.

Selon l'Organisation internationale du travail et l'Organisation internationale pour les migrations, plus de 100 navires de commerce ne peuvent quitter les ports d'Ukraine et les eaux voisines.

- Envolée de l'inflation en Russie -

L'inflation en Russie s'est envolée à 16,7% en mars sur un an, un niveau jamais vu depuis début 2015, selon les données de l'agence de statistiques Rosstat publiées vendredi.

Ce niveau traduit notamment les premières répercussions des sanctions occidentales liées à l'Ukraine.

- Moscou ferme les bureaux d'Amnesty et HRW -

La Russie a fermé les bureaux locaux des ONG de défense des droits humains Amnesty International et Human Rights Watch, selon un communiqué publié vendredi par le ministère russe de la Justice.

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