Le point sur l'invasion russe de l'Ukraine

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Le chancelier autrichien à Moscou -

Le chancelier autrichien Karl Nehammer devient lundi le premier dirigeant européen à se rendre à Moscou depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, au moment où Kiev se prépare à faire face à une offensive russe massive dans l'est.

M. Nehammer, qui était samedi en Ukraine, a dit avoir "l'intention de tout faire pour que des mesures soient prises en faveur de la paix", tout en reconnaissant que les chances d'y parvenir étaient minces.

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, réunis lundi à Luxembourg, doivent de leur côté étudier un sixième paquet de sanctions contre Moscou, qui ne touchera toutefois pas les achats de pétrole et de gaz.

- L'est de l'Ukraine ciblé par la Russie -

"La bataille pour le Donbass durera plusieurs jours, et pendant ces jours nos villes pourraient être complètement détruites", a mis en garde Serguiï Gaïdaï, le gouverneur de la région de Lougansk, dans le Donbass, dont une partie est contrôlée depuis 2014 par des séparatistes prorusses.

"Le scénario de Marioupol peut se répéter", a-t-il prévenu, en se référant au grand port du sud-est dévasté et assiégé depuis fin février par les forces russes.

Des analystes estiment que le président Vladimir Poutine veut obtenir une victoire dans le Donbass avant le défilé militaire du 9 mai marquant sur la Place Rouge la victoire soviétique sur les nazis en 1945.

- Forte contraction du PIB ukrainien -

L'économie de l'Ukraine va se contracter de 45,1% cette année en raison de la guerre menée par la Russie, dont le PIB devrait lui-même s'effondrer de 11,2%, selon les dernières prévisions de la Banque mondiale.

Toute la région subit les conséquences économiques de ce conflit: l'institution table ainsi sur une contraction de 4,1% du PIB pour les pays émergents et en développement d'Europe et d'Asie centrale. La seule Europe de l'Est devrait subir une récession de 30,7%.

- La Société générale va se retirer de Russie -

La banque française Société Générale a annoncé lundi "cesser ses activités" en Russie et va céder la totalité de sa participation dans Rosbank, poids lourd du secteur bancaire russe, ainsi que ses filiales d’assurance dans le pays.

Cette "transaction envisagée devrait conduire" à un impact négatif dans ses comptes de 3,1 milliards d'euros, précise la banque, qui poursuivait ses activités en Russie depuis le début de l'invasion de l'Ukraine le 24 février.

- Manifestations prorusses en Allemagne -

Plusieurs rassemblements prorusses controversés se sont tenus ce week-end en Allemagne à l'initiative de l'importante communauté russophone du pays, qui s'estime victime de discriminations depuis l'invasion de l'Ukraine par les troupes de Moscou.

La multiplication de manifestations dénonçant la "russophobie" dans ce pays qui compte 1,2 million de personnes originaires, elles ou leurs familles, de Russie a provoqué un vif débat, les autorités allemandes y voyant un danger de propagande en faveur des thèses défendues par Moscou au sujet de la guerre.

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