Le point sur l'invasion russe de l'Ukraine

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Le croiseur russe n'a pas coulé (Moscou) -

Le croiseur Moskva, navire amiral de la flotte russe de la mer Noire "gravement endommagé", n'a pas coulé et les explosions à bord ont cessé, a affirmé jeudi le ministère russe de la Défense.

"Le foyer de l'incendie a été circonscrit, il n'y a pas de flammes. Les explosions de munitions ont cessé. Le croiseur Moskva garde sa flottabilité" et "l'armement principal de missiles n'a pas été abîmé", selon le ministère assurant que l'équipage de plusieurs centaines de personnes a été évacué. Aucun bilan n'a été fourni.

Le ministère ne donne aucune indication quant aux raisons du sinistre, disant enquêter pour en établir les causes.

De son côté, l'Ukraine a affirmé avoir attaqué le bâtiment. "Des missiles Neptune qui protègent la mer Noire ont causé d'importants dégâts à ce navire russe", a assuré le gouverneur ukrainien de la région d'Odessa (sud), Maxime Martchenko.

- Village frontalier bombardé, selon les Russes -

Le gouverneur d'une région russe frontalière de l'Ukraine a accusé les forces de Kiev d'avoir bombardé jeudi un village russe, faisant état de blessés.

"Les forces armées ukrainiennes ont tiré sur le village de Klimovo. Deux immeubles d'habitation ont été endommagés par le bombardement et il y a des blessés parmi les habitants", a affirmé sur Telegram le gouverneur de la région de Briansk, Alexandre Bogomaz.

- Couloirs d'évacuation depuis Marioupol -

L'Ukraine a annoncé jeudi une reprise des évacuations de civils via neuf couloirs humanitaires, notamment depuis la ville assiégée de Marioupol dans le sud-est du pays, après une journée de suspension due selon Kiev à des violations russes du cessez-le-feu.

"Neufs couloirs humanitaires sont prévus aujourd'hui", a déclaré la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk.

De son côté, le maire de Marioupol Vadim Boïtchenko a démenti jeudi la prise de contrôle russe du port de Marioupol, la qualifiant de "fausse nouvelle".

- Moscou menace des centres de commandement -

L'armée russe a menacé mercredi de frapper des centres de commandement dans la capitale ukrainienne Kiev, que Moscou a renoncé pour l'heure à prendre, accusant l'Ukraine de tirs et de sabotages sur le territoire russe.

"Si de tels événements se poursuivent, des frappes seront menées par l'armée russe sur des centres de prise de décision, y compris à Kiev, ce que l'armée russe s'est retenue de faire jusqu'à présent", a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense.

- Nouvelle aide américaine -

Le président américain a annoncé mercredi une nouvelle aide militaire massive de 800 millions de dollars à l'Ukraine, notamment des équipements plus lourds que ceux livrés jusqu'ici.

Selon le Pentagone, il s'agit de canons, de pièces d'artillerie de dernière génération utilisées encore récemment par l'armée américaine en Afghanistan, accompagnés d'obus, de radars, de drones, de missiles antichars, auxquels s'ajoutent des blindés.

- L'Ukraine, "une scène de crime" -

Le procureur de la Cour pénale internationale, le Britannique Karim Khan, a qualifié mercredi l'Ukraine de "scène de crime", lors d'une visite à Boutcha, près de Kiev.

"L'Ukraine est une scène de crime. Nous sommes ici parce que nous avons de bonnes raisons de penser que des crimes relevant de la compétence de la Cour sont commis", a-t-il déclaré lors d'une visite de cette ville où des centaines de civils, selon les autorités ukrainiennes, ont été retrouvés morts après l'occupation russe.

- Responsable irlandais à Kiev -

Le chef de la diplomatie irlandaise Simon Coveney se rend à Kiev jeudi, ont indiqué ses services, première visite d'un ministre des Affaires étrangères d'un pays membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU depuis le début de la guerre en Ukraine.

- Trudeau évoque à son tour un "génocide" -

Le Premier ministre du Canada Justin Trudeau a pour la première fois mercredi évoqué un "génocide" en Ukraine, emboîtant le pas au président américain Joe Biden, qui avait utilisé ce même terme mardi.

Le Kremlin a jugé "inacceptable" que le président américain accuse son homologue russe de "génocide" en Ukraine.

En France, le président Emmanuel Macron n'a pas repris ce terme, mettant en doute l'utilité d'une "escalade des mots" pour mettre fin à la guerre. Une position qualifiée de "très blessante" par le président Zelensky.

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