Le point sur l'invasion russe de l'Ukraine

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Moscou annonce un cessez-le-feu à Azovstal -

La Russie a annoncé mercredi soir que ses forces allaient cesser le feu sur l'aciérie Azovstal dans le port ukrainien de Marioupol et ouvrir un couloir humanitaire pendant trois jours à partir de jeudi pour évacuer des civils.

Plus tôt dans la journée, le maire de la ville portuaire Vadim Boïtchenko avait affirmé que de "violents combats" étaient en cours bien que Moscou eut assuré ne pas donner l'assaut à cette immense usine où sont retranchés des combattants ukrainiens et des civils.

De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres à aider à "sauver" les blessés se trouvant sur le site.

Dans son message vidéo quotidien, il a plus tard annoncé que 344 personnes avaient été évacuées mercredi de Marioupol et de ses environs vers la ville de Zaprorijjia, à quelque 230 km de Marioupol.

- Pétrole : Bruxelles propose un embargo progressif -

La Commission européenne a proposé mercredi un embargo progressif de l'UE sur le pétrole et les produits pétroliers russes, dans le cadre d'un nouveau paquet de sanctions contre Moscou.

Le projet prévoit, selon des responsables européens, une exemption pour la Hongrie et la Slovaquie, deux pays enclavés et dépendants des livraisons par l'oléoduc "Droujba", qui pourront continuer leurs achats à la Russie en 2023.

Budapest a cependant rejeté la proposition de la Commission "dans sa forme actuelle", jugeant qu'une telle mesure "détruirait complètement sa sécurité énergétique".

Un rejet immédiatement fustigé par le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba pour lequel les Etats de l'UE qui refusent l'embargo sur le pétrole se rendent "complices" des "crimes" commis par les Russes en Ukraine.

Les cours du pétrole se sont envolés mercredi, sous l'effet de la présentation de ce projet d'embargo: le contrat de référence pour le prix du baril de Brent de la mer du Nord, avec échéance en juillet, a gagné 4,92% pour finir à 110,14 dollars, son plus haut niveau depuis deux semaines et demi. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en juin, a pris 5,27%, à 107,81 dollars.

- L'UE va accroître son soutien à la Moldavie -

Depuis Chisinau, la capitale moldave, le président du Conseil européen Charles Michel a annoncé mercredi que les Européens prévoyaient "de considérablement accroître (leur) soutien à la Moldavie en livrant des équipements militaires supplémentaires".

Une annonce faite quelques jours après des attaques dans le territoire séparatiste moldave prorusse de Transdniestrie, et après des propos fin avril d'un général russe, Roustam Minnekaïev, selon lequel la prise du sud de l'Ukraine permettrait aux Russes d'avoir un accès direct à cette région.

- Londres annonce de nouvelles sanctions -

Le Royaume-Uni a lui aussi annoncé mercredi une nouvelle salve de sanctions, dont l'interdiction de fournir à la Russie des services tels que la comptabilité et le conseil, mais aussi des gels d'avoirs et interdictions d'entrée sur son territoire - visant en particulier des correspondants de guerre russes embarqués avec les forces du Kremlin.

Le président américain Joe Biden a quant à lui déclaré qu'il discuterait cette semaine avec les autres pays du G7 de possibles sanctions "supplémentaires" contre la Russie.

- La Russie simules des tirs de missiles à capacité nucléaire -

Le ministère russe de la Défense a affirmé mercredi soir que son armée avait simulé des tirs de missiles à capacité nucléaire dans l'enclave russe de Kaliningrad, située entre la Pologne et la Lituanie, deux pays membres de l'UE.

Les unités de combat se sont également exercées à des "opérations dans des conditions de radiation et de contamination chimique".

La Russie a placé ses forces nucléaires en état d'alerte peu après l'envoi de troupes en Ukraine le 24 février.

- Otan: la Finlande souhaite une adhésion rapide -

La Finlande espère une ratification "la plus rapide possible" par les 30 membres de l'Otan, en cas de candidature seule ou avec la Suède pour rejoindre l'alliance atlantique, a affirmé mercredi sa Première ministre Sanna Marin.

Helsinki mène aussi des discussions avec les principaux pays de l'alliance pour obtenir des garanties de protection durant la période d'adhésion qui peut durer plusieurs mois.

- Zelensky "autant responsable" que Poutine (Lula) -

L'ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a affirmé que le président ukrainien Volodymyr Zelensky était "autant responsable" du conflit dans son pays que son homologue russe Vladimir Poutine, dans un entretien au magazine américain Time publié mercredi.

Macron et Modi appellent à une "cessation immédiate des hostilités" en Ukraine -

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre indien Narendra Modi, en tournée en Europe, ont appelé mercredi à une "cessation immédiate des hostilités" en Ukraine.

Seule la France en revanche a condamné "avec force l'agression illégale et injustifiée des forces russes contre l'Ukraine".

L'Inde, à la recherche d'un difficile équilibre entre Occident et Russie, qui lui fournit une grande partie de ses besoins en armes et en énergie, s'abstient de condamner ouvertement l'invasion russe de l'Ukraine mais appelle au dialogue pour y mettre un terme.

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