Le point sur l'invasion russe de l'Ukraine

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions : le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Trêve contestée à Azovstal -

Le cessez-le-feu annoncé par les Russes pour permettre dès jeudi l'évacuation de civils de l'usine métallurgique Azovstal, la dernière poche de résistance à l'offensive russe dans le port stratégique ukrainien de Marioupol, n'est pas respecté, selon les Ukrainiens.

"Les Russes ne respectent pas leur promesse de trêve et ne permettent pas l'évacuation des civils" toujours réfugiés avec les combattants dans les souterrains de cet immense complexe, a affirmé Sviatoslav Palamar, le commandant adjoint du régiment Azov qui défend ce site.

Il a demandé l'aide de la communauté internationale et du président Volodymyr Zelensky pour "évacuer les civils" restants - 200 selon le maire de Marioupol - et les militaires "blessés, qui sont à l'agonie en l'absence de traitements médicaux adéquats".

Le Kremlin avait affirmé plus tôt que des couloirs humanitaires "fonctionnaient" à Azovstal et que l'armée russe y respectait le cessez-le-feu annoncé la veille, démentant des premières déclarations de Kiev selon lesquelles des combats entre forces russes et ukrainiennes étaient en cours pour le contrôle de cette aciérie.

- Plus de six milliards d'euros de dons

Plus de six milliards d'euros de dons ont été réunis jeudi au cours d'une conférence internationale des donateurs à Varsovie "pour soutenir l'Ukraine et tous ceux qui soutiennent l'Ukraine", selon le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki.

La Commission européenne a annoncé un don de 200 millions d'euros pour les déplacés à l'intérieur de l'Ukraine et la France va porter son aide globale à deux milliards de dollars contre 1,7 milliard jusqu’à présent.

Pendant cette conférence, le président Zelensky a par ailleurs appelé, via une visio-connexion, à "accorder immédiatement à l'Ukraine le statut de candidat" à l'entrée dans l'UE.

Plus tôt, il a annoncé le lancement d'une plate-forme de financement participatif en ligne, United24, pour aider l'Ukraine à gagner la guerre et à reconstruire ses infrastructures.

- Le soutien occidental freine l'offensive russe (Kremlin)-

L'aide militaire et en matière de renseignements des Occidentaux à l'Ukraine empêche la Russie de rapidement terminer son offensive chez son voisin, a déclaré jeudi Moscou, assurant néanmoins que tous ses objectifs seront remplis.

"Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Otan dans son ensemble partagent en permanence des données du renseignement avec les forces armées ukrainiennes. Conjuguées aux approvisionnements en armes (...), ces actions ne permettent pas d'achever rapidement l'opération" en Ukraine, a dit le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, réagissant à des informations parues mercredi dans le New York Times.

D'après ce journal, citant des sources anonymes au sein des services américains, les renseignements fournis par les Etats-Unis à l'armée ukrainienne ont permis de cibler plusieurs généraux russes près du front.

Le Conseil de sécurité nationale américain (NSC) a qualifié d'"irresponsable" le fait d'affirmer que les États-Unis aidaient l'Ukraine à tuer des généraux russes.

- Les Allemands invités à Kiev

Le président ukrainien a invité à Kiev le chancelier allemand Olaf Scholz ainsi que le président Frank-Walter Steinmeier, trois semaines après avoir snobé ce dernier quand il avait voulu s'y rendre, selon Berlin.

- Sanctions de l'UE -

Le président du Conseil européen Charles Michel s'est prononcé jeudi pour une confiscation des avoirs russes gelés dans l'UE dans le cadre des sanctions afin de les rendre "disponibles" pour la reconstruction de l'Ukraine.

- Plus de 300 personnes évacuées mercredi de Marioupol -

Le président Zelensky a annoncé dans son message vidéo quotidien que 344 personnes avaient été évacuées mercredi de Marioupol et de ses environs vers Zaprorijjia, une ville sous contrôle ukrainien située à quelque 230 km de là.

- Arrestation d'un blogueur ukrainien prorusse

Réclamé par Kiev pour "haute trahison", le blogueur ukrainien prorusse Anatoli Chariï a été arrêté mercredi dans le nord-est de l'Espagne, a-t-on appris jeudi auprès de la police espagnole.

Il a été mis "en liberté provisoire" mais avec des mesures de contrôle judiciaire, selon l'Audience nationale, le tribunal chargé notamment des procédures d'extradition.

Anatoli Chariï compte près de trois millions d'abonnés sur son compte YouTube et possède également un site d'information, baptisé sharij.net. En 2019, il a créé un parti politique portant son nom qui a été interdit en mars après le début, le 24 février, de l'invasion de l'Ukraine, comme d'autres partis considérés comme prorusses.

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