Les 17 victimes des attentats de janvier 2015 à Charlie Hebdo, Montrouge et à l'Hyper Cacher

Publié le à Paris (AFP)

En janvier 2015, les frères Chérif et Saïd Kouachi et Amédy Coulibaly prenaient pour cibles la liberté de la presse, l'Etat et la communauté juive et abattaient au total 17 personnes, dont des piliers du journal satirique Charlie Hebdo, trois policiers et l'employé et des clients d'un magasin casher.

Les victimes de la tuerie à Charlie Hebdo

Agent de maintenance employé du groupe Sodexo, Frédéric Boisseau, 42 ans, est la première victime des attentats. Ce 7 janvier 2015 en fin de matinée, les frères Kouachi, armés de fusils d'assaut, viennent de faire irruption au 10, rue Nicolas Appert (Paris XI), où l'hebdomadaire satirique avait son siège. Incapable de répondre à la question "+C'est où Charlie ?+", Frédéric Boisseau est touché par balle dans la loge du gardien et meurt dans les bras d'un collègue.

Entrés dans les locaux du journal, les jihadistes exécutent en moins de deux minutes dix personnes; neuf à l'intérieur de la salle de rédaction et une dixième à l'extérieur. Quatre autres sont blessées par balles.

Plusieurs dessinateurs emblématiques de Charlie Hebdo, qui avaient publié des caricatures de Mahomet en 2006, sont tués: Stéphane Charbonnier, dit "Charb", 47 ans, directeur de la publication de l'hebdomadaire depuis 2009; Jean Cabut, dit "Cabu", 76 ans, un grand amateur de jazz à l'éternelle coupe au bol ; Philippe Honoré, 73 ans ; Bernard Verlhac, dit "Tignous", 57 ans ; Georges Wolinski, 80 ans, ex-pilier de Hara-Kiri.

Trois autres collaborateurs de Charlie Hebdo sont morts sous les balles des frères Kouachi: l'économiste Bernard Maris, 68 ans, qui signait une chronique hebdomadaire "Oncle Bernard" ; la psychiatre et psychanalyste Elsa Cayat, 54 ans, qui tenait la rubrique "Charlie Divan" ; et le correcteur érudit et friand de littérature Mustapha Ourrad, 60 ans.

Les autres victimes sont Michel Renaud, 69 ans, fondateur du festival Le rendez-vous du Carnet de voyage à Clermont-Ferrand et qui avait été invité par Cabu à assister à la conférence de rédaction, et le brigadier Franck Brinsolaro, 48 ans, qui était affecté à la protection de Charb.

Le gardien de la paix Ahmed Merabet, qui venait à 40 ans d'être promu officier de policier judiciaire, est blessé alors qu'il tentait de stopper les assaillants de Charlie Hebdo dans leur fuite, puis il est froidement abattu à bout portant, une scène qui a fait le tour du monde.

L'assassinat de Montrouge

Policière municipale de 27 ans, Clarissa Jean-Philippe est abattue par Amédy Coulibaly, le 8 janvier 2015 au matin, alors qu'elle se rendait sur un banal accident de la circulation sur la commune de Montrouge (Hauts-de-Seine).

En tenue et porteuse d'un gilet pare-balles, elle faisait circuler des voitures quand elle est touchée par un tir à la carotide. Elle décédera après son transport à l'hôpital.

Les victimes juives de l'Hyper Cacher

Le lendemain vers 13H00, Amédy Coulibaly fait irruption, armé d'un fusil d'assaut et porteur d'une caméra GoPro sur son torse, dans une épicerie juive Hyper Cacher, Porte de Vincennes (Paris XII).

Yohan Cohen, 20 ans, employé du magasin comme manutentionnaire, est immédiatement tué. La page Facebook de ce fan de rap habitant à Sarcelles (Val d'Oise) affichait "Je suis Charlie", en hommage aux 12 personnes tuées deux jours plus tôt.

Après avoir décliné son identité à la demande d'Amédy Coulibaly, Philippe Braham, 45 ans, client du magasin et cadre commercial dans une société de conseil en informatique, est exécuté à son tour.

Entré quelques minutes plus tard alors qu'une caissière était en train de baisser le rideau métallique, François-Michel Saada, 63 ans, cadre supérieur à la retraite, fait demi-tour mais est tué par le jihadiste.

Yoav Hattab, un étudiant tunisien de 21 ans qui vivait depuis moins d'un an en France et qui s'était caché dans un premier temps dans la chambre froide du magasin, est abattu après avoir tenté de neutraliser le preneur d'otages en s'emparant d'une de ses armes.

© 2020 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

A lire également

Notre sélection d'annonces

Fil info