PSG-Nantes: pour Kombouaré, un match entre "deux clubs à part"

Publié le à Nantes (AFP)

Antoine Kombouaré a connu une multitude de clubs comme joueur et entraîneur, mais à la veille d'un PSG-Nantes (21h00) redoutable pour ses Canaris en perdition, il ne s'en cache pas: "Nantes et le PSG, pour moi, ce sont deux clubs à part".

Le grand défenseur kanak a porté le maillot nantais de 1983 à 1990, avant d'endosser celui du Paris SG de 1990 à 1995, avec lequel il a remporté un titre de champion (1994) et deux Coupes de France (1993, 1995), atteignant aussi une demi-finale de Ligue des champions (1995).

Dans la légende des Rouge et Bleu, son but de la tête qui élimine le Real Madrid en quarts de la C3 en 1993, qui lui a valu le surnom de "Casque d'or".

Devenu entraîneur, il a connu deux années agitées sur le banc parisien de 2009 à 2011, terminant 13e puis 4e du championnat, avant d'être froidement remercié en décembre 2011 alors que le PSG, tout juste racheté par le fonds souverain qatarien, était en tête de la Ligue 1.

Outre un passage en Arabie saoudite, Kombouaré a entraîné la bagatelle de huit formations de L1, à une unité du record détenu par Jean Fernandez: Strasbourg, Valenciennes, PSG, Lens, Guingamp, Dijon, Toulouse et depuis un mois Nantes.

A son arrivée au chevet des Canaris, il avait dit sa joie de revenir dans son "club de coeur" et évoqué les visages lui revenant en mémoire, depuis Didier Deschamps jusqu'aux concierges. Mais le PSG est aussi resté un "club de coeur".

"C'est clair (...). Je mentirais si je disais l'inverse. Nantes et le PSG pour moi ce sont deux clubs à part. Même si j'en ai fait des clubs, comme joueur et comme entraîneur", a-t-il déclaré vendredi en conférence de presse.

"C'est un match à part, deux clubs à part", a-t-il insisté.

- "Souffrir, défendre, courir" -

Pour les Nantais, désormais 19es et relégables, encore sonnés par la défaite en toute fin de match la semaine dernière face à Reims (2-1), ce sera évidemment "un match très compliqué. On sait qu'on va beaucoup souffrir, défendre et courir".

Mais "on a envie de montrer le visage d'une équipe qui n'est pas 19e, qui a de la personnalité, et on espère toujours (...) Sinon autant envoyer la réserve", a-t-il lancé.

Après son passage sur le banc du PSG, ses retours en championnat au Parc des Princes à la tête d'autres équipes ne lui ont pourtant pas vraiment souri: Lens a perdu 4-1 en mars 2015, Guingamp 4-0 en avril 2017 avant d'accrocher un nul 2-2 l'année suivante contre des Parisiens déjà sacrés champions. Et en mai 2018, Dijon a aussi perdu 4-0.

Certes, pendant cette décennie, le PSG a fait collection de stars et de trophées. Kombouaré de son côté s'est spécialisé dans les équipes luttant bien plus pour le maintien que pour le titre. Mais sans regret.

"J'ai fait des choix qui me regardent", a expliqué vendredi l'entraîneur âgé de 57 ans, assurant avoir reçu des propositions de "clubs de standing" après son passage au PSG. "C'est mon parcours, j'en suis très fier."

"Bien sûr, on aspire toujours à entraîner des clubs de très haut niveau, qui disputent des coupes d'Europe. Mais je n'en suis pas au stade où je fais des bilans sur mon parcours. Je suis super content quand j'entraîne et je suis d'abord un homme heureux."

© 2021 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

A lire également

Notre sélection d'annonces

Fil info