Saint-Jean-de-Luz: trois personnes meurent percutées par un train

Publié le à Ciboure (France) (AFP)

Trois personnes, dont deux de nationalité algérienne, sont mortes mardi au Pays Basque, fauchées par un train vers 05H00 près de la gare de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), a-t-on appris auprès du parquet de Bayonne et du maire de Ciboure.

Une quatrième personne est grièvement blessée, a précisé le parquet. Il s'agit d'un homme âgé de 28 ans, selon ce qu'il a indiqué aux secours.

Il a été gravement touché aux membres inférieurs et à l’abdomen et souffre d’une fracture du bassin, selon les secours. Pris en charge par une équipe du Samu sur place, il avait fait l’objet de premiers soins de la part des policiers, qui avaient stoppé l’hémorragie. Il a depuis été transporté au centre hospitalier de Bayonne et son pronostic vital est engagé.

D'après le parquet et la SNCF, ces quatre personnes se trouvaient sur les voies au moment du passage du train, un TER en provenance d'Hendaye roulant vers le nord.

Les circonstances exactes du drame, survenu avant la levée du jour, n'étaient pas complètement connues en milieu de matinée.

Les victimes étaient "allongées sur les voies sans que l'on sache pourquoi", a assuré à l'AFP Eneko Aldana-Douat, le maire de Ciboure, petite ville de quelque 6.500 habitants où s'est produit le drame, juste au sud de Saint-Jean-de-Luz.

Selon lui, deux des victimes étaient des hommes de nationalité algérienne, âgés de 28 et 36 ans.

"Une des victimes était déjà connue des services de police", a ajouté le maire, pour qui cela laisse penser que ces migrants étaient déjà sur le territoire français depuis quelque temps.

- Porte d'entrée des migrants -

"Le trafic a été interrompu pendant un temps mais la circulation a progressivement repris à partir de 8h15 et les trains roulent très lentement dans le secteur où a eu lieu l'accident", a expliqué une porte-parole de la SNCF.

L'accident n'a pas fait de blessés à bord du train mais les passagers, choqués, ont été pris en charge, a ajouté la SNCF.

En fin de matinée, le TER était toujours stationné à 500 m au sud de la gare de Saint-Jean-de-Luz, dans une zone urbanisée, juste après le pont qui enjambe le fleuve Nivelle, selon un photographe de l'AFP sur place.

Une enquête de flagrance est en cours, menée par le commissariat de Saint-Jean-de-Luz et la police judiciaire de Bayonne. Le procureur de Bayonne devait tenir une conférence de presse dans l'après-midi.

L'Espagne est l'une des principales portes d'entrée en Europe pour les migrants, avec 16.586 entrées irrégulières sur les sept premiers mois de l'année, près de 50% de plus qu'à la même période de l'an dernier, selon les chiffres publiés en août par le ministère espagnol de l'Intérieur.

Le Pays Basque est l'un des importants points de passage, théâtre de drames comme en août la mort d'un migrant qui tentait de traverser le fleuve frontière Bidassoa pour passer en France.

Fin mai, un jeune homme originaire de Côte d'Ivoire avait lui aussi été retrouvé mort après avoir tenté de traverser ce fleuve pour rejoindre Hendaye, côté français.

"C'est vrai que cela peut arriver de croiser des migrants sur le bord des routes. On sait que ce territoire est un lieu de passage. Ils essaient de remonter", a dit le maire de Ciboure.

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