Sécurité: Castex vante "l'action sérieuse" du gouvernement contre les "dérapages" de l'opposition

Publié le à Rennes (AFP)

Le Premier ministre Jean Castex a vanté vendredi "l'action sérieuse" et "concrète" du gouvernement en matière de sécurité, à l'inverse des "dérapages" et "coups de menton" de l'opposition.

"Ces sujets de sécurité, de tout temps, particulièrement dans des périodes où l'opinion publique est fragilisée par la crise, peuvent donner lieu à toutes sortes de dérapages", a déclaré M. Castex lors d'un déplacement à Rennes. "Il y a ceux qui vont vous expliquer qu'ils feront ce qu'ils n'ont pas fait et il y a ceux qui vont vous expliquer qu'en quelques claquements de doigts et coups de menton, on va résoudre tout ça".

"Et puis il y a l'action sérieuse, précise, concrète, fédératrice, mobilisant l'ensemble des énergies pour un sujet complexe et de société. Ceux qui choisissent pour affermir le pacte républicain de s'inspirer d'abord des valeurs de la République. C'est le choix résolu que nous faisons", a ajouté le Premier ministre.

"Nous devons ramener la paix sociale. Nous devons le faire avec beaucoup de détermination mais avec doigté, mesure: la société est fragile", a-t-il insisté, avant de signer un "contrat de sécurité intégré" avec la maire PS de Rennes Nathalie Appéré.

Inauguré en octobre 2020 à Toulouse, ce nouvel outil stratégique a été conclu dans plusieurs métropoles françaises et "il y en a une soixantaine dans les tuyaux", a précisé M. Castex.

Le Premier ministre a insisté sur la "priorité majeure" que constitue la lutte contre la consommation et le trafic de drogue. A ce titre, l'amende forfaitaire délictuelle (AFD) pour usage de stupéfiants, entrée en vigueur en juin 2020, "se déploie bien", a-t-il estimé. "Nous veillons à son recouvrement".

Plus de 105.000 verbalisations ont été enregistrées depuis le lancement de cette amende pour un taux de paiement spontané de 45,96%, selon le procureur de la République de Rennes Philippe Astruc, qui assure la tutelle du Centre National de Traitement de Rennes.

Deux nouvelles AFD doivent être expérimentées à partir du 19 octobre dont l'une de 200 euros pour occupation illicite d'une partie commune d’immeuble collectif.

"Cette infraction ne vise juridiquement pas spécifiquement les dealers de bas d'immeuble mais peut naturellement leur être appliquée dans ce contexte", a pointé M. Astruc.

"La question des halls d'immeuble c'est un vrai sujet qui empoisonne la vie des gens", a jugé M. Castex. "Ces outils doivent être mis en œuvre (...) avec beaucoup d'énergie (...) C'est un enjeu républicain majeur".

"Nous ne devons rien céder", a dit le Premier ministre. "Partout sur le territoire national, on a trop laissé s'installer ça, il faut renverser la vapeur".

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