Touraine: la France veut "oeuvrer à une large coalition" sur la Syrie

Publié le à PARIS, 01 sept 2013 (AFP)

La ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine a affirmé dimanche lors de l'émission BFM politique-RMC-Le Point que la France allait chercher "à rassembler" pour intervenir en Syrie.

Excluant que la France reste "inerte" face aux "massacres chimiques contre la population", la ministre a nénamoins souligné que "la France ne peut pas agir seule".

"Le rôle de la France est d'abord d'oeuvrer à ce qu'une coalition aussi large que possible au niveau international se réalise", a-t-elle déclaré. "Son rôle, c'est de rassembler", a-t-elle dit ajoutant : "Peut-être même grâce au Conseil de sécurité (de l'ONU) dont elle est un membre permanent" -- comme la Russie et la Chine, opposées à une intervention militaire en Syrie.

"La France est décidée à agir et à ne pas laisser faire", a-t-elle insisté. "C'est la raison pour laquelle dès demain (lundi, ndlr) le Premier ministre va rencontrer l'ensemble des responsables politiques. Parce que là encore, il s'agit de montrer les preuves dont nous disposons quant au massacre chimique, il s'agit de rassembler."

Evoquant le débat qui doit avoir lieu sur la Syrie au Parlement mercredi, Mme Touraine a repoussé tout vote sur le sujet alors que les appels à un vote se sont multipliés, y compris au sein de la majorité.

"Il n'y a pas de raison qu'il y ait vote. La Constitution est extrêmement claire. Elle ne prévoit pas qu'il y ait de vote", a-t-elle déclaré. La ministre a estimé qu'il n'y avait "pas de raisons de modifier la Constitution au gré des événements", ce texte n'étant pas "un document à géométrie variable".

Elle a refusé de faire un parallèlle avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, affirmant: "Nous n'avons pas les mêmes textes" fondamentaux.

Le Parlement britannique a été consulté et a voté contre une intervention en Syrie, tandis que Barack Obama a annoncé samedi sa décision de consulter le Parlement américain.

Selon Washington, du gaz sarin a été utilisé dans l'attaque du 21 août près de Damas, que les Etats-Unis attribuent au régime de Damas.

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