Trump, et ses enfants, au centre de la convention républicaine

Publié le à Washington (AFP)

Donald Trump entend capter toute la lumière: le président américain sera omniprésent, et ses enfants en bonne place, lors de la convention républicaine qui débute lundi, avec l'espoir de rattraper son retard sur Joe Biden.

Soucieux de marquer le contraste avec son rival démocrate, qui sort peu de chez lui mais est nettement en tête dans les sondages à 70 jours du scrutin, il fera le déplacement à Charlotte, en Caroline du Nord.

C'est là où que quelque 300 délégués représentant les 50 Etats américains le désigneront formellement une nouvelle fois comme candidat de leur parti.

Cette grand-messe du Grand Old Party, qui, comme son pendant démocrate qui vient de s'achever, sera majoritairement virtuelle pour cause de coronavirus, sera d'abord une affaire de famille pour l'ex-homme d'affaires de New York.

Au-delà de sa femme Melania, ses quatre enfants adultes feront partie des intervenants qui s'exprimeront à la tribune: Donald Jr, Eric, Tiffany, Ivanka.

Largement devancé dans les sondages nationaux depuis des semaines, donné battu dans de nombreux Etats-clés, le chef de l'Etat américain espère un sursaut, et une victoire-surprise, comme en 2016.

Pour y parvenir, il table sur une convention "très optimiste et gaie", a indiqué Jason Miller, membre de son équipe de campagne.

L'objectif est aussi de défendre son bilan, au moment où il est malmené pour sa gestion de la pandémie de Covid-19 et où sa carte maîtresse, la bonne santé de l'économie, n'est plus un atout.

"Nous allons montrer l'impact sur les vrais gens qu'a eu le gouvernement Trump-Pence", a expliqué Kellyanne Conway, proche conseillère de Donald Trump, sur Fox News.

"Vous allez les entendre directement", a ajouté celle qui a joué un rôle central dans la campagne de 2016 et a annoncé dimanche soir qu'elle quitterait prochainement la Maison Blanche pour se consacrer à sa famille.

Est notamment prévue l'intervention de Tanya Weinreis, gérante d'un café dans le Montana, qui a bénéficié d'un prêt fédéral au printemps pour faire face aux conséquences de la pandémie sur son activité.

La convention s'est aussi assuré la présence de plusieurs orateurs afro-américains, pour tenter de rallier une partie de l'électorat noir qui lui est globalement hostile, parmi lesquels Tim Scott, seul sénateur républicain noir.

- Programme flou -

Mais le 45e président de l'histoire est aussi attendu sur son programme pour les quatre années à venir.

Interrogé sur ce thème dimanche soir sur Fox News, il est, une nouvelle fois, resté très évasif. S'il était réélu, que ferait-il différemment? "Je renforcerais ce que j'ai déjà fait et je ferais de nouvelles choses", a-t-il simplement répondu.

Depuis le Proche-Orient, où il effectue un déplacement, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo devrait évoquer les avancées diplomatiques du gouvernement Trump, une intervention inhabituelle pour ce type d'événement.

Jeudi, lors d'un discours dans les jardins de la Maison Blanche, il acceptera officiellement, et pour la deuxième, la nomination de son parti.

Mais beaucoup s'attendent à ce que le président américain revienne rapidement à sa rhétorique habituelle, qui polarise plutôt qu'elle ne rassemble.

Lors des jours qui ont précédé l'ouverture de la convention républicaine, Donald Trump a ainsi adopté une tonalité très différente de celle que son parti et son équipe de campagne voudraient imprimer à l'événement.

"Si nos opposants l'emportent, personne ne sera en sécurité dans notre pays", a-t-il lancé vendredi. "Ce sera un pays complètement différent et, in fine, cela échouera", a-t-il ajouté, prédisant une récession "similaire à celle de 1929".

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