Venezuela: "les positions se sont rapprochées" entre pouvoir et opposition

Publié le à Mexico (AFP)

Les positions du gouvernement et de l'opposition du Venezuela se sont "rapprochées" lors de la troisième session de dialogue achevée lundi à Mexico, ont-ils assuré dans un communiqué sans en préciser les progrès.

Les groupes de travail "ont tenu des réunions conjointes où les positions se sont rapprochées dans la recherche de solution aux défis en matière sociale, économique et politique", selon un communiqué lu par le diplomate norvégien Dag Nylander.

Aucun détail n'a cependant été donné concernant ces progrès entre le gouvernement chaviste du président Nicolas Maduro et l'opposition dirigée par Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par une cinquantaine de pays dont les Etats-Unis. Ce dialogue est censé aider à résoudre la grave crise économique et sociale de la nation sud-américaine.

Le communiqué annonce une avancée dans la mise en place d'un "mécanisme de consultations": "des sessions de concertation seront organisées avec divers acteurs politiques et sociaux nationaux et internationaux, afin qu'un mécanisme efficace de concertation et de participation soit mis en place dans les meilleurs délais", précise le texte.

"Nous avons fait un nouveau pas en avant", s'est félicité Nicolas Maduro à la télévision publique, estimant que les discussions avançaient "vers une paix permanente (...) et la récupération de nos actifs à l'étranger", en référence à Monomeros, une raffinerie vénézuélienne en Colombie dont le contrôle a été donné à Juan Guaido.

Ce dialogue vait démarré le 14 août au Mexique, sous l'égide de la Norvège accompagnée de la Russie et des Pays-Bas.

D'un côté, le pouvoir veut une suppression des sanctions imposées par les pays qui ne reconnaissent pas la réélection du président Maduro en 2018. De l'autre, l'opposition veut obtenir des élections libres et transparentes en vue du scrutin régional de novembre, mais surtout de la présidentielle de 2024.

Les premières sessions du dialogue ont permis d'aboutir à deux accords sur des points mineurs, un mécanisme de financement des vaccins anti-Covid et la souveraineté du Venezuela sur un territoire du Guyana voisin revendiqué par Caracas.

Les deux camps ont par ailleurs condamné les "actes de xénophobie et de violence" contre des Vénézuéliens samedi dernier au Chili. Environ 3.000 personnes avaient manifesté à Iquique contre la présence de migrants, en grande majorité vénézuéliens, qui campent dans cette ville portuaire du nord du Chili. Des manifestants ont brûlé des affaires appartenant à des migrants. Une enquête a été ouverte.

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