Virus: l'OMS recommande de poursuivre l'utilisation du vaccin AstraZeneca

Publié le à Genève (AFP)

L'OMS a recommandé mercredi de continuer à utiliser le vaccin anti-Covid d'AstraZeneca, dont l'utilisation est suspendue par plusieurs pays en raison de possibles effets secondaires, préconisant aussi celui du laboratoire américain Johnson & Johnson.

"Pour le moment, l'OMS estime que la balance risques/bénéfices penche en faveur du vaccin AstraZeneca et recommande que les vaccinations se poursuivent", indique un communiqué de l'agence onusienne, qui assure poursuivre ses évaluations sur les problèmes de santé rencontrés par quelques personnes vaccinées avec ce produit.

Après l'avoir homologué vendredi, l'OMS a aussi préconisé l'administration d'un autre vaccin à vecteur viral, celui du laboratoire américain Johnson & Johnson, même dans les pays où circulent les variants du coronavirus plus contagieux.

Face aux incertitudes et aux craintes sur la sécurité du vaccin du suédo-britannique AstraZenaca, le ministre britannique de la Santé Matt Hancock a appelé mercredi à continuer son déploiement.

"Il n'y a pas de preuves que ces vaccins ont causé des caillots", a écrit Matt Hancock dans le tabloïd The Sun, soulignant que ce n'est pas seulement son avis mais celui du régulateur britannique, le MHRA, de l'OMS et de l'Agence européenne des médicaments (EMA).

Mais les autorités sanitaires espagnoles ont de leur côté annoncé qu'elles enquêtaient sur trois cas de personnes ayant souffert de la formation de caillots sanguins après l'administration du vaccin AstraZeneca, dont l'une est décédée.

- Ramener la confiance -

Pour tenter de ramener la confiance dans ce produit qui, selon un sondage Elabe, n'est jugé fiable que par 22% des Français, le Premier ministre français Jean Castex s'est dit, mardi soir, prêt à se le faire injecter "très rapidement" dès qu'il y sera à nouveau autorisé.

Jean Castex a clairement laissé entendre qu'un reconfinement, le week-end ou sur toute la semaine, pourrait être décidé pour les 12 millions d'habitants de Paris et de sa région, la plus peuplée de France, confrontée à une accélération de la pandémie.

Le chef de l'Etat Emmanuel Macron doit trancher sur cette mesure, déjà appliquée le week-end dans plusieurs autres régions. Une annonce est attendue jeudi.

Alors qu'elle est en proie à une pénurie de vaccins, l'Europe a menacé mercredi, via la Commission européenne, de durcir les conditions d'exportation hors UE des vaccins anti-Covid afin de garantir la "réciprocité" des échanges avec des pays qui en produisent eux-mêmes, appelant notamment le Royaume-Uni à acheminer des doses vers le continent.

Sept Etats européens, dont l'Allemagne et la France, ont allongé en début de semaine la liste d'une quinzaine des pays ayant suspendu l'administration du vaccin d'AstraZeneca suite à des problèmes, tels que des difficultés à coaguler ou la formation de caillots.

- Covax en Palestine -

Mais l'Australie a demandé mercredi à AstraZeneca et à l'UE d'avoir accès en urgence à un million de doses du vaccin qu'elle a achetées afin de les fournir à la Papouasie-Nouvelle-Guinée, confrontée à une poussée du Covid-19.

L'Italie avait bloqué début mars une livraison de vaccins AstraZeneca produite sur le sol européen et destinée à l'Australie. Rome a justifié cette mesure en invoquant "la pénurie persistante de vaccins et les retards d'approvisionnement de la part d'AstraZeneca" dans l'UE et en Italie.

Les Palestiniens ont reçu mercredi leur première livraison de vaccins anticoronavirus du dispositif Covax destiné aux régions défavorisées.

Quelque 60.000 doses de vaccins Pfizer/BioNTech et AstraZeneca attribués aux Palestiniens sont arrivées à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, selon une source sécuritaire israélienne.

Le laboratoire américain Moderna a quant à lui indiqué avoir commencé des essais de son vaccin sur des milliers d'enfants âgés de 6 mois à 11 ans, un essai clinique qui concerne un total prévu de 6.750 enfants aux Etats-Unis et au Canada.

- Pas de Saint-Patrick -

Un an après le premier confinement, l'Irlande a annulé pour la deuxième année consécutive les célébrations de la Saint-Patrick, d'ordinaire endiablées.

"Cela fait un an maintenant et on a l'impression d'être revenus au point de départ", se désole Tom Cleary, tenancier d'un pub de Dublin désespérément vide, où seuls quelques tonneaux vides gisent sur le sol glacé.

"C'est triste qu'il n'y ait pas de fin en vue", dit-il à l'AFP. "Aura-t-on les mêmes problèmes à la prochaine Saint-Patrick?", s'interroge-t-il.

Confrontée à une dégradation de la situation sanitaire, les Philippines vont fermer temporairement leurs frontières aux étrangers et réduire le nombre de leurs ressortissants autorisés à entrer dans le pays, et ce en raison d'une recrudescence des contaminations dans l'archipel. Et la Pologne a décrété, pour la même raison, un confinement partiel de sa population.

L'Irak a pour sa part enregistré mercredi 5.663 nouveaux cas, un record inédit dans le pays qui accueillait il y a près de deux semaines le pape François au milieu de foules, réduites mais malgré tout compactes, et où le port du masque est rare.

La pandémie a fait au moins 2.671.720 morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre 2019, selon un bilan établi mercredi par l'AFP.

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