A Wall Street, le Dow Jones creuse ses pertes à plus de 3%

Publié le à NEW YORK (USA)

Wall Street s'enfonçait dans le rouge lundi, le Dow Jones abandonnant plus de 3%, dans un marché inquiet de la situation sanitaire mondiale, perdant espoir sur le plan de relance américain et redoutant les résultats de l'élection présidentielle du 3 novembre aux Etats-Unis. A la mi-séance, le Dow Jones Industrial Average chutait de 3,19% à 27.442,56 points, le Nasdaq de 2,63% à 11.244,46 points et le S&P 500 de 2,70% à 3.371,78 points. En recul depuis le début de séance, les grands indices ont accéléré leur baisse sur fond de craintes grandissantes face à la progression de la pandémie de coronavirus aux Etats-Unis et en Europe, où les nouveaux cas de contamination ont atteint des records ces derniers jours. Selon Maris Ogg de Tower Bridge Advisors, il n'y a toutefois "pas de changement de tendance" à même de justifier une telle dégringolade. "On verra si le rythme des décès s'accélère dans les prochains jours, mais j'en doute sérieusement". La situation politique américaine était également scrutée avec appréhension par les acteurs du marché. Ces derniers sont désormais convaincus, dans leur immense majorité, qu'il n'y aura pas de nouveau plan de relance avant le scrutin du 3 novembre. Lundi, le principal conseiller économique de la Maison Blanche Larry Kudlow s'est montré circonspect, refusant de se prononcer clairement sur les chances qu'un texte soit voté cette semaine. Cette incertitude s'ajoute au fait que l'écart semble s'être resserré entre le président Donald Trump et son rival démocrate Joe Biden dans la dernière ligne droite avant l'élection. "L'hypothèse d'un 'gridlock' (impasse, NDLR) devient possible, à savoir une victoire de Joe Biden à la présidence mais sans la majorité au Sénat", observe Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services. "Un tel cas de figure rendrait extrêmement difficile un plan de relance et le marché s'ajuste à ça", ajoute l'expert. Le marché attendait également les résultats trimestriels des géants américains du numérique. Après Microsoft mardi, Apple, Alphabet (maison mère de Google), Amazon et Facebook dévoileront simultanément jeudi, après la clôture de la place new-yorkaise, leurs chiffres d'affaires et leurs bénéfices de juillet à septembre. Pour M. Volokhine, le plongeon du fabricant de progiciels SAP à la Bourse de Francfort lundi, après la révision à la baisse de ses prévisions pour 2020, pourrait être un signe de mauvais augure. Si le groupe allemand n'est en rien comparable aux mastodontes américains en terme de taille et de poids boursier, les milieux d'affaire "se demandent si ce qui est arrivé à SAP peut aussi arriver dans les grandes compagnies de la tech", indique l'expert. (Belga)
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