Amnesty rend publique sa politique révisée concernant l'avortement

Publié le à BRUXELLES (Belgique)

Amnesty International a rendu publique sa politique révisée sur l'avortement. Celle-ci se conforme à l'évolution du droit et des normes relatifs aux droits humains, a indiqué l'organisation lundi dans un communiqué. Et d'ajouter que "l'accès à l'avortement sécurisé est une composante essentielle d'une société juste et équitable, et est indispensable pour la réalisation de la totalité des droits humains". "Cette politique révisée reconnaît l'avortement, dispensé de façon à respecter les droits humains, l'autonomie et la dignité, comme étant un droit dont dispose toute personne qui peut avoir une grossesse", a précisé Amnesty. L'organisation a également demandé l'accès universel à l'avortement sécurisé et aux soins et informations qui y sont liés, ainsi que sa dépénalisation totale. Selon Amnesty, cette politique lui permet de mener un travail renforcé de campagne et de plaidoyer au sujet de l'avortement et de mieux soutenir les mouvements locaux de défense des droits sexuels et reproductifs. La politique révisée reconnait que toute personne qui peut avoir une grossesse a le droit à l'avortement et que les décisions relatives à la grossesse et à l'avortement touchent directement l'ensemble des droits humains. Elle demande l'accès universel à l'avortement sécurisé, aussi tôt que possible et aussi tardivement que nécessaire, ainsi que la fourniture de soins d'après avortement et d'informations fondées sur les faits en ce qui concerne l'interruption de grossesse, mais également la suppression de toutes les dispositions de la législation et des politiques des pays réprimant pénalement ou sanctionnant de toute autre façon l'avortement, ainsi que soient réformées les lois et les politiques qui limitent l'accès à l'avortement à des circonstances spécifiques. Enfin, elle confirme que la protection des droits humains débute à la naissance de la personne, conformément au droit international. L'ONG a rappelé que près de 47.000 femmes meurent chaque année des suites d'un avortement pratiqué dans des conditions dangereuses. "Cette tragédie mondiale ne cessera que lorsque l'avortement sera totalement dépénalisé et accessible et abordable pour toutes les personnes. L'avortement doit être traité comme tout autre service de santé, et toute personne qui souhaite un avortement doit être traitée avec compassion, et dans le respect de sa dignité et de ses droits humains", a déclaré Rajat Khosla, directeur du travail de recherche et de plaidoyer à Amnesty International. (Belga)
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