Appel Bruxelles - Le procès en appel des hébergeurs de migrants débute ce mardi

Publié le à Bruxelles (Belgique)

La cour d'appel de Bruxelles examine, mardi et mercredi, le dossier relatif à trois citoyennes et à un résident belges prévenus pour avoir apporté une aide à un trafic d'êtres humains, après avoir hébergé des migrants. Le tribunal correctionnel de Bruxelles avait acquitté, le 12 décembre 2018, les quatre prévenus, estimant qu'ils n'avaient commis aucun acte délictueux. Ces personnes, dont les journalistes Myriam Berghe et Anouk Van Gestel, étaient poursuivies pour trafic d'êtres humains et organisation criminelle. Le parquet reprochait à deux d'entre elles, non pas d'avoir hébergé des migrants, mais de leur avoir fourni par ce biais une aide essentielle dans leur activité de trafic d'êtres humains. En prêtant un téléphone, un ordinateur ou une carte routière, elles se sont rendues coupables d'actes de complicité de ce trafic, avait soutenu le parquet. Pour les deux autres, il estimait par contre que les charges n'étaient pas suffisantes, et avait lui-même requis l'acquittement. Concernant huit autres individus prévenus, dont les migrants qui ont été hébergés par les quatre premiers, le tribunal avait par contre prononcé des peines de 12 à 40 mois de prison, avec sursis pour plusieurs d'entre eux. Il avait conclu qu'ils avaient effectivement collaboré à un trafic d'êtres humains, en aidant d'autres migrants comme eux à monter dans des camions vers la Grande-Bretagne, sur des aires d'autoroute belges, en 2017. En janvier 2019, le parquet a décidé de faire appel contre toutes les dispositions de ce jugement. (Belga)
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