Au Portugal, le confinement est efficace et reste de rigueur

Publié le à LISBONNE (PRT)

Le confinement sanitaire imposé au Portugal depuis la mi-janvier a permis d'endiguer la violente troisième vague de l'épidémie de Covid-19, mais doit rester de rigueur pour éviter de nouvelles "tragédies", a affirmé mardi le Premier ministre Antonio Costa."L'idée selon laquelle les tragédies ne se répètent pas est fausse. Les tragédies se répètent quand les êtres humains reproduisent les erreurs qui ont provoqué ces tragédies", a-t-il déclaré un an jour pour jour après le signalement du premier cas de coronavirus au Portugal. "J'en appelle au sens civique de tous pour que ce confinement continue d'être respecté avec un maximum de rigueur", a souligné le chef du gouvernement socialiste après avoir visité un hôpital à Lisbonne. En clair, M. Costa veut éviter "les erreurs" commises à l'issue des premières vagues, au printemps et à l'automne derniers, lorsque le pays a levé les restrictions sanitaires trop vite. Face aux chiffres qui témoignent d'une forte baisse des nouvelles contagions et des hospitalisations de malades du Covid, des voix de plus en plus nombreuses demandent au gouvernement d'entamer le déconfinement du pays. Le nombre de nouveaux cas quotidiens, en moyenne glissante sur sept jours, est passé lundi sous la barre des 1.000 cas pour la première fois depuis début octobre. Et le nombre total de patients hospitalisés est tombé mardi sous le seuil des 2.000, revenant à son niveau de fin octobre. Refusant de confirmer que le confinement restera en vigueur jusqu'au week-end de Pâques, au début du mois d'avril, comme l'a suggéré le président Marcelo Rebelo de Sousa, le Premier ministre a promis de dévoiler la semaine dernière "un plan de déconfinement graduel". "Le 11 mars nous rendrons compte d'un ensemble de règles qui s'appliqueront par la suite, à condition que certaines prémisses soient vérifiées", a confirmé mardi la ministre de la Santé. Le Portugal comptait mardi 446 patients pris en charge dans des unités de soins intensifs et, selon un des experts qui conseillent le gouvernement, il faudra attendre la troisième semaine de mars pour que ce chiffre baisse jusqu'à 240, le niveau jugé adéquat pour entamer un déconfinement du pays. "Les pays qui ont obtenu les meilleurs résultats sont ceux qui ont été les plus exigeants au moment de la réouverture. (...) Nous ne pouvons pas commettre les mêmes erreurs", a expliqué à l'AFP le président de l'Association portugaise de soins intensifs, le docteur Joao Gouveia. (Belga)
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