Augmentation structurelle du budget de la Justice, et plus de 1.000 embauches prévues

Publié le à Bruxelles (Belgique)

Le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne a, entouré de représentants de la Cour de cassation, du Collège des cours et tribunaux, du collège du ministère public et du SPF Justice, présenté mercredi un vaste plan d'investissements dans la Justice, qui doit permettre d'avancer dans sa numérisation, de la rendre plus rapide et "ferme", avec entre autres pour objectif d'exécuter bientôt toutes les peines, même les plus courtes.À partir d'un budget actuel de 2 milliards d'euros, il va y avoir dès cette année une augmentation progressive et structurelle des fonds destinés aux différentes composantes de la justice, pour aboutir à près d'un demi-milliard de plus en 2024. La répartition précise des budgets supplémentaires a entre-temps déjà été approuvée en Conseil des ministres pour 2021 (125 millions d'euros en ressources humaines et fonctionnement, 65 millions pour l'aide juridique de deuxième ligne) et 2022 (175 millions d'euros en ressources humaines et fonctionnement, 96 millions pour l'aide juridique de deuxième ligne), a détaillé le ministre. À ces budgets s'ajoutent des investissements rendus possibles par la Facilité pour la reprise et la résilience, la plus grosse enveloppe de l'instrument de relance post-coronavirus de l'UE. Les investissements "justice" au titre de la facilité sont chiffrés par le ministre à 13 millions cette année et 43 l'an prochain, dans un total de 137 millions sur la période 2021-2026.  L'augmentation va entre autres permettre un total de 1.401 embauches, réparties entre l'Ordre judiciaire, l'administration pénitentiaire, la Sûreté et le SPF Justice.  "Le but n'est pas une augmentation linéaire des budgets, mais plutôt de prévoir des investissements intelligents liés à des objectifs mesurables pour rendre la justice plus rapide, plus humaine et plus efficace", selon l'exposé du ministre Open Vld. Après "des décennies de coupes budgétaires", le libéral n'hésite pas à parler d'un "nouveau départ" et d'un jour "historique". A ses côtés, la présidente du Collège des cours et tribunaux Fabienne Bayard a souligné qu'il s'agit d'un "premier pas de refinancement", mais que les projets (à financer) ne manquent pas et qu'il s'agira donc de poursuivre l'effort. (Belga)
© 2021 Belga. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Belga. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de Belga.

A lire également

Notre sélection d'annonces

Fil info