Commission spéciale Covid Bruxelles - On a beau planifier, la prochaine crise ne sera pas la même

Publié le à BRUXELLES (Belgique)

Nous sommes appelés à vivre des crises hors normes dans le monde interconnecté que nous connaissons. La prochaine crise sanitaire ne sera pas la même que l'actuelle, a affirmé jeudi la Haute fonctionnaire de l'arrondissement de Bruxelles, Viviane Scholliers, devant la commission spéciale Covid-19 du parlement bruxellois. Mme Scholliers est chargée de veiller, sous l'autorité du gouvernement fédéral et en particulier du ministre de l'Intérieur, à la sécurité civile à Bruxelles. Celle-ci consiste à protéger les citoyens contre les accidents, les calamités et les catastrophes. Cette fonction était autrefois assumée à Bruxelles par le gouverneur de la défunte province du Brabant et, une réforme de l'État plus tard, par le gouverneur de l'arrondissement de Bruxelles-capitale dont la fonction a été supprimée. Depuis cette suppression, c'est par ailleurs le ministre-président bruxellois qui assume la fonction de police administrative. En ce qui concerne la sécurité civile, on peut se faire un début d'idée du travail effectué dans l'ombre par le service géré par Mme Scholliers depuis mars dernier via les chiffres suivants: 50 visioconférences avec le Centre national de crise, 23 éditions de FAQ, 20 éditions successives d'arrêtés ministériels. Plus concrètement, au plus fort de la crise, ce petit département a géré le 27 avril dernier la réception et la distribution en une journée de 310.450 masques chirurgicaux, 38.783 masques FFP2, 620.000 gants, et un stock délicat de 490 bidons de 5 litres d'éthanol, ainsi que... 198 babyphones dont les hôpitaux auxquels tout cela était destiné se demandent encore toujours que faire, a-t-elle indiqué avec une pointe d'ironie. Comme le ministre-président bruxellois l'a fait pour les institutions bruxelloises , Mme Scholliers a décrit en détail les missions de son département et le rôle des différents intervenants dans la chaîne de sécurité civile, au cours des différentes phases de la pandémie. En marge de cela, la Haute fonctionnaire a semblé accorder plus de place au professionnalisme des processus de sécurité qu'à la planification elle-même en raison du caractère imprévisible de la nature de la crise suivante. Elle a ainsi expliqué qu'en 2016, à son arrivée, elle avait dû d'emblée plancher sur un plan terrorisme. "Et quand je suis venue dire que d'autres crises étaient là et que l'on devait prévoir une crise sanitaire, on était persuadé que l'on allait vivre une autre crise liée au terrorisme. Si en janvier, j'avais dit qu'il fallait des stocks (ndlr: de matériel de protection) jamais on ne m'aurait crue. Les Etats-Unis et la France ont connu la même chose", a-t-elle commenté. (Belga)
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