Condamné mais pas extradé, Ian Bailey se dit en "convalescence"

Publié le à DUBLIN (IRL)

Le Britannique Ian Bailey, condamné en 2019 en France à 25 ans de prison pour le meurtre de Sophie Toscan du Plantier - qu'il nie - et que l'Irlande refuse d'extrader, a estimé mercredi qu'il est en "convalescence" et a exprimé sa "sympathie" à l'égard de la famille de la victime. "C'est la fin du chapitre, plus que la fin du livre", a-t-il déclaré mercredi sur les ondes de la radio publique RTE, au lendemain de l'annonce de la décision de l'État français de ne pas faire appel du refus, le troisième, de la justice irlandaise de le remettre à la France. "Après un quart de siècle de torture et un faux récit monté autour de moi, je me sens comme en convalescence", a déclaré Ian Bailey, reconnu coupable par la cour d'assises de Paris du meurtre de la productrice de cinéma en Irlande. "Je serai probablement en convalescence le reste de ma vie." Le corps de la victime, alors âgée de 39 ans, avait été découvert au matin du 23 décembre 1996 par une voisine, en contrebas de sa maison isolée de Schull, sur la côte sud-ouest de l'Irlande. Elle avait le crâne fracassé et portait de nombreuses blessures de défense, démontrant qu'elle s'était farouchement débattue. Le Britannique a répété mercredi qu'il n'avait "rien à voir" avec le meurtre de la productrice française de cinéma et épouse de Daniel Toscan du Plantier, décédé en 2003. Ne voyant pas le refus de l'extrader comme une "victoire" car "il n'y a que des perdants" dans cette affaire, Ian Bailey a exprimé sa "sympathie" envers la famille de la victime. "On doit se souvenir que la famille française était convaincue dès le départ que j'avais quelque chose à voir" avec le meurtre, poursuit-il. Affirmant qu'il ne s'était pas rendu à son procès en France car il estime qu'il n'était pas "juste", Ian Bailey a dit espérer que de nouvelles informations émergent dans cette affaire. "Je soupçonne que certaines personnes dans ce pays savent qui est responsable de ce crime", a-t-il indiqué, évoquant une "omerta". Jugé à Paris en son absence, Ian Bailey aurait droit à un nouveau procès s'il se rendait ou était arrêté en France. La famille de Sophie Toscan du Plantier a rappelé "avec force" mardi par la voix de son avocate Marie Dosé que son "meurtrier" a "un nom et a été lourdement condamné par la justice française". (Belga)
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