Coronavirus - Durcissement des restrictions en Sardaigne, jusqu'ici épargnée

Publié le à ROME (ITA)

La Sardaigne, qui faisait figure d'exception en Italie avec relativement peu de restrictions liées au Covid-19, verra les mesures se durcir dès lundi en raison d'une dégradation de sa situation sanitaire, a annoncé le ministre italien de la Santé.Depuis le 1er mars, l'île méditerranéenne était la seule région italienne classée en zone blanche, c'est à dire en risque faible. Les bars et les restaurants pouvaient ouvrir la nuit et la vie y était pratiquement revenue à la normale. Les habitants bénéficiaient d'un couvre-feu plus souple, entrant en vigueur à 23H30 contre 22H00 dans le reste du pays, tout en appliquant les règles nationales de port du masque et de distanciation sociale. Le ministre de la Santé Roberto Speranza a ordonné le passage de l'île en zone orange, correspondant à un risque moyen, à compter de lundi, en raison d'une flambée du taux de reproduction du coronavirus. Un taux de reproduction supérieur à 1 signifie que l'épidémie progresse. Or la valeur hebdomadaire de cet indicateur en Sardaigne est passée de 0,89 à 1,08. La situation sur l'île est cependant meilleure que dans le reste de l'Italie, avec seulement 43 cas de Covid-19 pour 100.000 habitants, contre une moyenne supérieure à 250 au niveau national. Le gouvernement du Premier ministre Mario Draghi a imposé un reconfinement dans la majeure partie du pays. Les trois-quarts de l'Italie sont ainsi classés depuis lundi en "zone rouge" en raison d'un pic d'infections imputé aux variants du virus. Ce tour de vis a entraîné la fermeture des écoles, des crèches, des bars et des restaurants, à l'exception des livraisons et de la vente à emporter. Vendredi, M. Speranza a par ailleurs assoupli les restrictions dans la région de Molise (sud), qui passe de la zone rouge à la zone orange à compter de lundi. L'Italie a recensé plus de 104.000 morts du Covid-19 depuis le début de la pandémie et se trouve confrontée à une troisième vague d'infections qui met le système hospitalier sous pression. Mario Draghi compte sur l'accélération de la vaccination pour soulager cette pression. Les injections du vaccin d'AstraZeneca, suspendues cette semaine après le signalement d'effets secondaires potentiellement graves, ont repris en Italie. (Belga)
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