Coronavirus - L'Europe active une "première tranche" d'achat de vaccins adaptés de Pfizer-BioNTech

Publié le à Bruxelles (Belgique)

Les Etats membres de l'UE ont décidé d'activer une première tranche de "plus de 180 millions de doses" de vaccin "adapté" de Pfizer-BioNTech contre le coronavirus, a indiqué en conférence de presse la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Celle-ci s'exprimait dans la nuit de jeudi à vendredi à l'issue d'un sommet européen qui a rassemblé à Bruxelles les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 sous la houlette de Charles Michel.Cette "première tranche" à laquelle vont faire appel les Etats entre dans le cadre du troisième contrat que la Commission avait signé avec le duo d'entreprises. Ce contrat avait été conclu en mai dernier, pour 900 millions de doses de vaccin avec option pour 900 millions de doses de plus. A l'époque, la Commission évoquait déjà la nécessité de prévoir des vaccins adaptés aux variants, et l'avait prévu dans ses contrats, comme l'a rappelé Ursula von der Leyen jeudi: "les contrats prévoient que l'entreprise, si on le demande, puisse développer dans les 100 jours un vaccin adapté".  La propagation rapide du variant omicron inquiète l'Europe. S'il présente "potentiellement le risque d'échapper au moins partiellement à nos vaccins", selon les mots de l'Allemande, les dirigeants martèlent l'importance de la vaccination, avec dose booster si possible (recommandée "au plus tard six mois" après la vaccination complète initiale) et élargie aux enfants à partir de cinq ans.  Le "statut" de personne vaccinée restera important: le sommet a confirmé que la Commission s'apprête à limiter à neuf mois la validité d'un certificat de vaccination initiale (qui est ensuite prolongé par le booster), et que beaucoup d'Etats membres souhaitent que l'on garde comme principe général qu'un Européen vacciné peut circuler intra-UE. "Nous n'envisageons pas d'exiger des tests au sein de l'UE, car nous sommes attachés au bon fonctionnement de notre espace commun", a d'ailleurs indiqué le président français Emmanuel Macron à l'issue du sommet. "Et parce qu'à partir du moment où tel ou tel variant est dans un des pays, il se propage très vite vers les autres". (Belga)
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