Coronavirus - "Les cafés sont à nouveau - injustement - les victimes"

Publié le à BRUXELLES (Belgique)

La mesure de fermeture de fermeture des cafés à 23h dès vendredi, annoncée par le nouveau ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke (sp.a) dans le cadre du resserrement des règles visant à lutter contre la propagation du coronavirus, "doit être abrogée sans plus tarder", enjoint mardi soir la Fédération des cafés de Belgique (FedCaf) dans un communiqué. "Les cafés sont à nouveau - injustement - les victimes", déplore le secteur. La FedCaf fustige le fait que le cafés sont traités différemment des restaurants qui ne se trouvent pas confrontés aux mêmes contraintes, "alors qu'il n'est, en l'état, pas possible de considérer que les cafés sont des lieux à risque pour la transmission du Covid 19". "Si l'on peut évidemment comprendre qu'on cherche à limiter la propagation du Covid 19, elle ne peut pour ce faire adopter des mesures qui ne sont fondées sur aucun élément sérieux, sous peine de méconnaître de plein fouet le principe de proportionnalité", déplore la fédération, qui pointe que les cafés ne sont qu'un lieu de contamination "marginal". "Il ne peut être admis que la mesure de fermeture anticipée - elle-même inadmissible - ne concerne que les uns et pas les autres", pointe encore la FedCaf. Le secteur observe en outre que la mesure parait "contreproductive" alors que "la fermeture des cafés à 23h n'aura d'autre effet que de pousser les personnes qui se retrouvent dans un café à aller chez l'une ou l'autre d'entre elles poursuivre leur soirée. Un nombre, chaque fois potentiellement important, de personnes se rendront ainsi dans divers lieux privés où les mesures de distanciation sont la plupart du temps ignorées ou totalement impossible à appliquer, entraînant un risque de contamination largement accru". Enfin, le secteur se désole que la mesure applicable aux cafetiers dès vendredi "vient encore alourdir les charges que ceux-ci supportent et les pousse toujours plus loin dans la détresse". "Les cafés ne fonctionnent en effet actuellement qu'au tiers de la leur capacité en moyenne. Leur fermeture anticipée leur retire encore 25% de ce tiers restant, ce qui amène une situation simplement invivable", calcule la fédération. Elle plaide dès lors pour des "mesures d'aide sérieuses", alors qu'aucune à ce jour n'a été annoncée "pour compenser les effets dramatiques pour les tenanciers de cafés". "Les cafetiers n'ont, depuis le début de la crise, reçu qu'une aide dérisoire et voient à présent leurs clients déserter leurs établissements pour organiser des fêtes chez eux", en conclut la FedCaf, qui plaide donc pour abrogation "sans plus tarder" de la fermeture anticipée. A défaut, "Fedcaf Belgium n'aura d'autre choix que d'agir par toutes les voies utiles pour que leurs droits soient enfin respectés et leur détresse enfin entendue", met en garde le communiqué. (Belga)
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