Coup d'envoi d'une nouvelle campagne de mesure de la pollution de l'air à Bruxelles

Publié le à BRUXELLES (Belgique)

L'ASBL "Les chercheurs d'air" lance ce lundi une nouvelle campagne de mesure de la pollution de l'air à Bruxelles. Pendant un an, une soixantaine d'écoles et cinquante ménages répartis sur l'ensemble de la région-capitale mesureront les concentrations de dioxyde d'azote (NO2) dans leur rue. "Rendre la pollution de l'air visible, c'est la rendre vulnérable", explique Pierre Dornier, fondateur de l'ASBL à l'initiative de plusieurs campagnes de science collaborative (reposant sur la participation citoyenne) sur la pollution de l'air. Dès le mois d'octobre, une soixantaine d'écoles mesureront le taux de NO2 dans les cours de récréation et une cinquantaine de citoyens feront de même dans leur rue. Les candidats peuvent dès à présent s'inscrire sur le site web de la campagne, la plus longue jamais réalisée par des écoles et citoyens à Bruxelles. Les données collectées au cours des 12 prochains mois seront analysées par un laboratoire indépendant et permettront d'identifier et de cartographier des zones dans lesquelles la pollution dépasserait les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Financée par la fondation Bloomberg Philanthropies, la campagne est soutenue par le ministre de l'Environnement Alain Maron. "Outre le renforcement du réseau de mesure officiel de la qualité de l'air, sur lequel nous travaillons, soutenir des initiatives citoyennes de ce type nous semble crucial (...). Ce projet doit nous permettre d'informer nos décisions politiques, tout en sensibilisant les Bruxellois à cette problématique importante", souligne-t-il. A l'heure actuelle, huit stations du réseau télémétrique de la qualité de l'air mesurent le NO2 en continu, selon le site de Bruxelles Environnement. La capitale, en infraction pendant des années, a respecté pour la première fois en 2019 les valeurs limites européennes qui prévoient que la concentration moyenne annuelle de NO2 n'excède pas 40 µg/m³. Celles-ci devraient toutefois être révisées pour passer à 20 µg/m³. Le NO2, émanant notamment du trafic routier, a des effets particulièrement néfastes sur la santé au même titre que d'autres polluants atmosphériques: affaiblissement de la fonction pulmonaire, asthme et bronchite chronique, augmentation du risque d'obésité, de diabète, etc. La pollution de l'air est responsable de 400.000 décès prématurés par an en Europe, selon l'Agence européenne de l'environnement. (Belga)
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