Euro 2020 - Partout dans Londres, les supporters anglais survoltés avant la finale de l'Euro

Publié le à Wembley

Pintes de bière, drapeaux, chants et coups de klaxons: de Leicester Square au stade de Wembley, des milliers de supporters anglais survoltés ont envahi dimanche après-midi rues et pubs de Londres, dans une liesse populaire dégénérant par endroits, face à l'espoir que l'Angleterre batte l'Italie pour remporter l'Euro (21H00).Devant le stade de Wembley, la bouche de métro déverse un véritable torrent bouillonnant de drapeaux blanc et rouge. En cause: les 65.000 personnes qui assisteront au choc Italie-Angleterre, mais aussi des milliers d'autres supporters, sans billet pour la finale venus participer aussi à la fête. "C'est historique, au moins vous pourrez dire que vous étiez ici", s'enthousiasme Abdel Samawe, comptable de 34 ans, devant la possibilité d'une victoire de l'Angleterre, dont le seul titre majeur remonte à 55 ans et la Coupe du monde 1966. "Même si vous n'êtes pas dans le stade, vous pourrez toujours vous imprégner de l'atmosphère et la transmettre aux prochaines générations".  Autour de lui, le parvis s'est transformé en une fête assourdissante, les chants de dizaines de milliers de supporters exubérants répondant aux pétards ou coups de klaxons enthousiastes des automobilistes. L'ambiance a cependant commencé à se tendre en fin d'après-midi autour du stade: pierres, canettes de bière, sacs à dos ou encore cônes de signalisation étaient lancés en l'air par des supporters éméchés, a constaté un journaliste de l'AFP. Selon des images diffusées sur les réseaux sociaux, des dizaines de supporters sans billet ont renversé des barrières et submergé le personnel de sécurité pour tenter de rentrer dans le périmètre rapproché du stade de Wembley. La société qui gère l'enceinte a reconnu un "incident" qui a nécessité l'intervention de la police mais a assuré qu'aucune personne sans billet n'était "entrée dans le stade". Trois supporters italiens ont aussi été pris à partie par des supporters anglais déchaînés. Sur Twitter, la police de Londres a demandé aux supporters de ne pas se rendre à Wembley s'ils n'avaient pas de billet, car "la zone est extrêmement fréquentée", "Nous avons des agents sur place pour s'occuper de la foule et assurer la sécurité des gens", a-t-elle précisé.  Dans le centre de la capitale britannique, le quartier touristique de Leicester Square pris d'assaut par les fans reste lui beaucoup plus calme. Environ 1.500 chanceux tirés au sort pourront regarder le match depuis l'écran géant de la fan-zone installée à Trafalgar Square. Pour Cameron Morgan, "il n'y a pas de meilleur moment" pour remporter ce titre, alors que "tout le monde est assigné à résidence depuis un an" à cause de la pandémie. Son ami Luke Benton opine du chef: "Il est évident que (les joueurs anglais) ont été malchanceux au cours des 50 dernières années, alors c'est le moment de briller !".  Tôt dimanche matin, les pubs, bars et restaurants du pays entier ont été submergés par un flot de supporters, à tel point que des photos publiées sur les réseaux sociaux montraient d'interminables queues pour y accéder. Au milieu de ce ballet de rouge et de blanc, quelques rares supporters italiens ont fait le déplacement. "Je ne suis pas nerveux aujourd'hui parce que je pense vraiment que nous allons gagner", assène Eugenio Copelli, qui a fait le pèlerinage à Wembley dimanche matin, même s'il a prévu de regarder le match chez lui avec des amis. "Même si nous perdons, s'ils se donnent à 100%, je serai quand même fier des gars, du moment que c'est un bon match", explique ce cheminot de 63 ans, qui habite dans le nord de Londres. Si l'Italie a remporté bien plus de titres que l'Angleterre, les "Azzurri", sacrés quatre fois champions du monde, n'ont remporté qu'un seul Euro, en 1968. C'est pourquoi Eugenio Copelli voit deux issues possibles à cette journée: "Noyer notre chagrin dans du café ou boire du champagne !".  Le désordre et la liesse s'emparant de la capitale n'est cependant pas du goût de tous, en particulier face à la récente flambée dans le pays des cas de Covid-19 liés au variant Delta, plus contagieux. "Il y a beaucoup plus de monde, on est inquiet, parce que les gens ne portent pas de masques dans la foule", explique Yvette Reinfor, 49 ans. "Quand il y a autant de monde, surtout beaucoup de gens ivres, c'est très difficile pour nous", renchérit Anna Bodo. Cette jeune femme de 29 ans, qui habite à proximité de Wembley, se dit "heureuse que ce soit bientôt terminé". (Belga)
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