Face au blocage républicain, les démocrates cherchent comment éviter le défaut des USA

Publié le à Washington (États-Unis)

La pression s'accentuait mercredi sur le Congrès américain, où les républicains devaient bloquer un nouveau vote pour suspendre le plafond de la dette des États-Unis, malgré la menace d'un défaut de paiement inédit et catastrophique si rien n'est fait avant le 18 octobre.Face à l'impasse parlementaire, le président Joe Biden est finalement entré dans la mêlée cette semaine. Il recevra de grands dirigeants de banques et d'entreprises à 13H00 afin de parler "de la nécessité urgente que le Congrès agisse immédiatement avec le soutien des deux partis" pour éviter "la catastrophe économique qui découlerait" d'un défaut de la première puissance mondiale, selon la Maison-Blanche. Parmi les invités figurent les PDG des banques JPMorgan Chase, Citi ou encore Bank of America ainsi que les responsables du marché Nasdaq et des grands groupes Intel et Raytheon. "Je ne peux pas croire qu'ils seront aussi irresponsables au final", a lancé le président démocrate à propos des républicains, mardi soir, en promettant qu'il parlerait à leur chef au Sénat Mitch McConnell. Ce dernier martèle depuis des mois que son camp ne votera en aucune façon avec les démocrates pour suspendre ou relever la limite d'endettement des États-Unis, car, affirme-t-il, cela reviendrait à donner carte blanche aux immenses plans d'investissements de Joe Biden. Mercredi après-midi, le chef des démocrates Chuck Schumer a prévu un vote sur un texte qui suspendrait cette limite jusqu'en décembre 2022. Il ne s'agit que d'un vote de procédure pour parvenir ensuite au vote définitif, à la majorité simple que les démocrates détiennent. Mais pour surmonter cet obstacle de parcours, ils ont besoin qu'au moins dix républicains s'unissent aux 50 démocrates.Une perspective impossible à cette heure. Ce vote de procédure est donc condamné à l'échec et un grand mystère pèse sur l'étape suivante. "Il n'est pas trop tard, mais on s'en rapproche dangereusement", a lancé Chuck Schumer mardi, en avertissant que les agences de notations financières pourraient abaisser la note des États-Unis "très bientôt". Cela "coûterait énormément aux consommateurs américains, aux entreprises américaines et à l'économie américaine", a-t-il mis en garde. (Belga)
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