France: Claude Guéant dément des accusations de Takieddine

Publié le à PARIS (FRA)

L'ancien ministre français Claude Guéant, mis en examen dans l'enquête sur les soupçons de financement libyen de la présidentielle française 2007, a démenti vendredi "de façon catégorique" des déclarations de l'intermédiaire Ziad Takieddine qui affirme lui avoir remis 5 millions d'euros en cash. En fuite au Liban, le Franco-Libanais Ziad Takieddine a retiré mercredi dans une vidéo ses accusations visant l'ancien chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy, également mis en examen dans ce dossier. "Nicolas Sarkozy n'a pas reçu de moi les 5 millions d'euros. Il n'y a jamais eu d'argent pour sa campagne. Tout ce que j'ai fait, c'est donner 5 millions en cash à Claude Guéant, chez moi, à la maison, en application des termes d'un accord de sécurité entre la France et la Libye", a-t-il déclaré à Paris-Match. "C'était en 2005. Un contrat de sécurisation des systèmes informatiques et de transmission prévoyait de former en France du personnel libyen, avec des rotations tous les mois. Le tout coûtait 5 millions de dollars, c'est la Libye qui payait", ajoute celui qui est également mis en examen dans ce dossier. Dès 2016, M. Takieddine avait affirmé à Mediapart avoir personnellement remis, en 2006 et 2007, 5 millions d'euros en liquide provenant de Libye. Il avait alors expliqué avoir donné l'argent à MM. Guéant et Sarkozy au ministère de l'Intérieur. En février 2020, M. Guéant a fait condamner Ziad Takieddine pour diffamation. L'intermédiaire a ensuite répété plusieurs reprises ces accusations devant les juges d'instruction. En mai 2019, il leur avait suggéré que cet argent avait servi à "financer la campagne présidentielle de 2007". "Je tiens à démentir de façon catégorique cette assertion", a répondu vendredi Claude Guéant. "Je n'ai jamais réceptionné d'espèces (de lui). Le motif qu'il avance du reste est complètement farfelu (...) je n'ai jamais bénéficié du moindre centime d'argent libyen", a martelé l'ancien secrétaire général de l'Elysée. Dans ce dossier, les juges soupçonnent Nicolas Sarkozy d'avoir "laissé agir" en son nom plusieurs intermédiaires, parmi lesquels Claude Guéant, pour "obtenir ou tenter d'obtenir des soutiens pour le financement de sa campagne présidentielle" auprès du pouvoir libyen. (Belga)
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