Interrogations sur la radioactivité autour du site d'Umicore à Olen

Publié le à BRUXELLES (Belgique)

"Si on était à Fukushima ou à Tchernobyl, ce serait une zone d'exclusion. Une zone rouge", a affirmé mercredi à la RTBF Jan Vande Putte, expert en radioprotection de Greenpeace international. La chaîne publique francophone enquêtait sur les déchets nucléaires stockés sur le site d'Umicore à Olen (province d'Anvers). Le site de l'ex-Union Minière rassemble en effet les résidus de radium et d'uranium produits entre 1922 et 1977.Sur l'espace public, le compteur de l'appareil de l'expert de Greenpace s'est affolé à l'approche d'un hotspot le long de la clôture su site, explique la RTBF. "On est à 4,7 microsieverts/h à un mètre du sol. Houla. On est à 9 presque 10 microsieverts/h à 10 cm", s'est exclamé l'expert. Au contact du sol, l'appareil monte même à 14 microsieverts/h. Dans la région de Fukushima, dès qu'un village dépasse les 3,8 microsieverts/h, il est déclaré inhabitable, ajoute la RTBF. Le sievert est une unité de mesure qui exprime la quantité (la dose) du rayonnement radioactif absorbé par le corps. L'entreprise a refusé toutes nos demandes d'interview, affirme la RTBF. Elle a toutefois publié un communiqué mercredi dans lequel elle nie tout problème de radioactivité autour du site. "Umicore confirme que le stockage des déchets radioactifs historiques près du site d'Olen est sous contrôle et ne pose pas de risque pour la santé ou pour l'environnement. Une coopération proactive et constructive entre l'AFCN (Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire), la commune d'Olen et Umicore est en cours à ce sujet", indique-t-elle. "Le secteur où la RTBF et Greenpeace ont effectué des mesures est bien connu par l'AFCN et par Umicore et est surveillé depuis de nombreuses années. Les zones contaminées radioactivement dans ce secteur sont bien cartographiées. Suite aux mesures effectuées par Greenpeace, l'AFCN a effectué de nouvelles mesures. L'AFCN n'a pas été informée de l'indication détaillée de l'endroit où Greenpeace a effectué des tests, mais cette nouvelle inspection approfondie a montré que les valeurs mesurées étaient bien inférieures aux résultats des mesures effectuées par Greenpeace." Cette interprétation n'est pas du tout partagée par l'ACRO, un laboratoire agréé par l'Autorité de Sûreté Nucléaire française, explique la RTBF, informée des tests de l'AFCN. À la fin du reportage, l'Agence admet la nécessité d'un assainissement du site à terme. La réponse d'Umicore n'est pas non plus jugée satisfaisante par Ecolo-Groen. Par la voix du député Samuel Cogolati, les verts demandent l'audition de l'entreprise et de l'AFCN en sous-commission de sûreté nucléaire à la Chambre. (Belga)
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