JO 2020: Olaf Spahl, chef de mission de la délégation belge: différents scénarios à Tokyo à l'étude

Publié le à BRUXELLES (Belgique)

Pour Olaf Spahl, le chef de mission de la délégation belge, l'approche des prochains Jeux Olympiques de Tokyo en 2021 a changé. "Toute la question n'est pas de savoir si les Jeux vont avoir lieu l'an prochain ou non, mais bien comment ils se dérouleraient. Il s'agit là d'une information capitale pour le COIB", a expliqué l'Allemand dans la traditionnelle newsletter du Comité Olympique et Interfédéral belge jeudi. Le 12 octobre dernier, les chefs de mission de 200 Comités Olympiques Nationaux (CNO) s'étaient en effet réunis lors d'un "chef de mission webinar" organisé par le CIO, le Comité international olympique, et le Comité organisateur de Tokyo 2020. Les JO, prévus l'été dernier, ont été reportés d'un an en raison de la pandémie de coronavirus et doivent se dérouler à présent du 23 juillet au 8 août 2021 dans la capitale japonaise, sous réserve toujours de l'évolution de la crise sanitaire du Covid-19. Mais "nous pouvons désormais aller de l'avant et poursuivre nos préparatifs afin de garantir un environnement entièrement sécurisé à nos athlètes et ainsi leur permettre de performer dans des conditions optimales", s'est réjoui Olav Spahl. Le Comité international olympique a tablé sur quatre modèles potentiels. Celui où tout se déroulera normalement, le meilleur scénario, un deuxième basé sur l'hypothèse qu'un vaccin serait disponible peu avant le début des Jeux mais non encore accessible à tous et qu'au niveau mondial, la situation sanitaire se soit améliorée de manière significative mais que des clusters régionaux subsistent et par conséquent que la distanciation sociale restera la norme. Ce scénario est aujourd'hui considéré comme scénario de référence et privilégié par le comité d'organisation. Les deux autres modèles sont les scénarios pessimistes, tablant l'un sur le fait que l'évolution de la crise sanitaire pourrait être différente au Japon par rapport aux autres pays dans le monde, et l'autre sur le fait que la pandémie sévisse partout, encore et toujours. L'accent est mis sur les mesures sanitaires. Les organisateurs ont testé durant trois jours cette semaine des protocoles, a expliqué jeudi aussi Francsjeux.com, le site francophone spécialisé. Selon la version officielle, un millier de personnes ont participé aux tests menés dans Tokyo. L'opération consistait à vérifier dans des situations proches de la réalité la pertinence des mesures sanitaires préparées par les Japonais, comme le contrôle de la température des spectateurs à l'entrée des sites, soit avec des thermomètres sans contact, soit en testant un procédé inédit, un autocollant à apposer sur le poignet. Il affiche de façon quasi instantanée une couleur symbolisant un niveau de température corporelle. D'après l'agence Kyodo, les Japonais prépareraient surtout des protocoles bien plus stricts, envisageant la possibilité d'utiliser la reconnaissance faciale sur les sites olympiques. "Des caméras équipées de cette technologie permettraient d'enregistrer le visage et la température corporelles des spectateurs, mais également de vérifier qu'ils portent un masque", rapporte Francsjeux.com. Les données enregistrées pourraient permettre de retrouver les personnes porteuses du virus, tracer leur déplacements et identifier les cas contact. Le gouvernement japonais envisage également de placer des caméras à reconnaissance faciale à l'entrée du village des athlètes et des sites d'entraînement pour enregistrer les dates et heures d'entrée et de sortie des athlètes, et vérifier s'ils respectent les consignes sanitaires et les restrictions de déplacement. "Nous devons maintenant élaborer plusieurs scénarios opérationnels pour être en mesure de réagir rapidement et nous conformer au mieux au contexte sanitaire des mois à venir", a souligné encore Olav Spahl. "Lors du webinar, il a en effet été confirmé que Tokyo 2020 envisageait une version simplifiée des Jeux mais que ce ne serait ni au détriment des athlètes, ni des coachs, ni de l'encadrement. Le nombre de parties prenantes, VIP, délégations, bénévoles, serait ainsi revu à la baisse. Le COIB a déjà annulé la Belgian Hospitality House à Tokyo comme d'autres CNO. Reste encore à voir s'il y aura un public dans les tribunes olympiques. C'est là, à nouveau, une question qui dépend de l'évolution de la pandémie. Personnellement, je pense que le nombre de spectateurs sera réduit et que la pleine capacité de chacun des stades ne sera pas utilisée. Par ailleurs, la demande de billets est très élevée au Japon, je peux donc imaginer que, si public il y a, les sièges ne seront occupés que par des Japonais, en raison de l'impact de la crise sanitaire sur les voyages à l'international. Nous devrions avoir une meilleure visibilité à ce sujet au printemps prochain", a ajouté encore l'Allemand, directeur du Topsport au COIB. (Belga)
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