Julian Assange - Audience en Suède sur les accusations de viol qui pourrait déboucher sur un mandat d'arrêt

Publié le à STOCKHOLM (Belgique)

Un tribunal suédois tient une audience lundi pour évaluer la demande d'un placement en détention du fondateur de WikiLeaks Julian Assange, réclamé par les Etats-Unis en vertu des lois anti-espionnage, pour un viol présumé commis en Suède en 2010. Un mandat d'arrêt européen à son encontre pourrait être émis.La procureure en charge de l'instruction Eva-Marie Persson a affirmé que si le tribunal d'Uppsala approuvait la demande, un mandat d'arrêt européen serait émis pour que l'Australien soit transféré en Suède. Le 13 mai, Mme Persson avait annoncé que la Suède rouvrait l'enquête criminelle, fermée en 2017, portant sur des accusations de viol commis par M. Assange lors d'une visite en Suède en 2017. Âgée d'une trentaine d'années à l'époque des faits, la plaignante accuse l'Australien d'avoir engagé un rapport sexuel, pendant qu'elle dormait et sans préservatif, alors qu'elle lui avait à plusieurs reprises refusé tout rapport non protégé, des faits que l'intéressé a toujours nié. Il est en outre inculpé par la justice américaine d'association de malfaiteurs en vue de commettre un "piratage informatique", pour avoir aidé l'ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe et ainsi accéder à des milliers de documents classés secret-défense. C'est officiellement pour éviter cette extradition que l'Australien s'était réfugié en 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres. En son absence, et faute de pouvoir faire avancer l'enquête, la justice suédoise avait abandonné les poursuites en mai 2017. M. Assange est désormais détenu au Royaume-Uni, dans l'aile clinique de la prise de Belmarsh, après avoir été condamné début mai à 50 semaines de détention par un tribunal britannique pour violation de ses conditions de liberté provisoire. Le rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a récemment pu le rencontrer en prison avec des médecins estime que Julian Assange présente "tous les symptômes (de) torture psychologique" à laquelle il a été exposé "pendant plusieurs années". (Belga)
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