L'Aide à la jeunesse réclame la prime pour l'effort de crise avec un Haka à Bruxelles

Publié le à BRUXELLES (BELGIQUE)

Près d'une centaine de travailleurs de l'Aide à la jeunesse et de l'Accueil de l'enfance se sont rassemblés jeudi à 12h00, devant le siège du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, place Surlet de Chokier à Bruxelles, pour réclamer la prime unique d'encouragement au personnel pour les efforts fournis, qui a été versée au personnel du secteur non-marchand lié aux soins.Un parc d'enfants avec des barreaux en bois a été placé devant la place avec de la paille au fond. "Les jeunes en difficulté ont été confinés comme des lions en cage, sans visites et sans animation", illustre Yves Hellendorff, permanent national CNE pour le non-marchand. Les trois syndicats étaient représentés. Une chorégraphie, plus précisément un Haka, a été réalisée à plusieurs reprises sous les fenêtres du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour réclamer la prime. Il y a eu de multiples actions sur les lieux de travail pour illustrer la colère du personnel et des arrêts de travail dans plusieurs services pour discuter de la situation. La secrétaire nationale CNE Stéphanie Paermentier déplore que l'Aide à la jeunesse et l'Accueil de l'enfance ne se soient pas vus attribuer cette prime, alors qu'ils appartiennent au secteur du non-marchand au même titre que les travailleurs de la santé et de l'encadrement des personnes et qu'ils ont aussi fourni des efforts pendant la crise sanitaire en gardant les enfants des soignants et en s'occupant des jeunes en difficulté dans des situations plus chaotiques encore à cause du confinement. "Le gouvernement fédéral a en premier accordé une prime de 985 euros brut pour le personnel dont il a la charge, c'est-à-dire le personnel des soins de santé, donc des hôpitaux et des soins à domicile", explique la syndicaliste. "Les Régions wallonnes et bruxelloises ont suivi pour les secteurs socio-sanitaires du non-marchand dont elles ont la responsabilité, c'est-à-dire le secteur du handicap, celui de l'aide à domicile et le secteur des maisons de repos. La Petite enfance et l'Aide à la jeunesse qui dépendent de la Fédération Wallonie-Bruxelles restent sur le carreau." Les syndicats défendent un même traitement pour tous les travailleurs du non-marchand. Ce secteur compte des fonctions collectives offertes à la population, et plus particulièrement aux plus fragiles, à savoir des professions liées au soin, à la prise en charge des jeunes, des enfants, des malades et des seniors ainsi que le socio-culturel. Ayant été mise à l'arrêt pendant la crise, cette dernière catégorie ne demande pas la prime. (Belga)
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