L'europhobe Nigel Farage transforme son Parti du Brexit en un parti anticonfinement

Publié le à LONDRES (GBR)

L'europhobe britannique Nigel Farage, qui a joué un rôle déterminant dans le Brexit, a annoncé lundi relancer son parti en le concentrant sur le rejet des mesures de confinement du gouvernement britannique contre la pandémie de nouveau coronavirus. Auparavant à la tête du mouvement anti-immigration Ukip, Nigel Farage avait lancé le Parti du Brexit il y a presque deux ans pour faire pression sur l'ancienne Première ministre Theresa May afin qu'elle mette au plus vite en oeuvre le Brexit, voté en 2016. Après que le Royaume-Uni a effectivement quitté l'Union européenne fin janvier, le parti de M. Farage avait quelque peu perdu sa raison d'exister, même si le pays reste lié aux règles européennes jusqu'au 31 décembre, fin de la période de transition. Mais la crise du Covid-19 a de nouveau donné du grain à moudre à l'eurosceptique et il a annoncé le lancement de "Reform UK". "Pendant que nous gardons toujours un oeil sur le Brexit, il est temps de rediriger nos énergies", a exposé le leader dans une tribune publiée dans le Sunday Telegraph, déplorant que "le débat sur la façon de répondre au Covid devient encore plus toxique que celui sur le Brexit". "La question la plus urgente est la réponse consternante du gouvernement au coronavirus", a-t-il dénoncé. "Sa +stratégie+ consiste à terrifier la nation pour la soumettre, avec des confinements, des règles et des menaces", a-t-il estimé, "ce n'est pas une façon de s'attaquer à une maladie qui pourrait rester pendant longtemps, voire pour toujours". Le Royaume-Uni, pays le plus endeuillé en Europe avec 46.555 décès, est désormais frappé de plein fouet par la deuxième vague de l'épidémie. L'Angleterre se prépare à entrer jeudi dans un nouveau confinement, comme l'a déjà fait le Pays de Galles. "Les confinements ne marchent pas", ils "causent plus de mal que de bien", s'est insurgé l'ex-député eurosceptique au Parlement européen, préconisant d'adopter des mesures similaires à celles prises en Suède, qui a recours à des mesures locales. "Nous relançons le Parti du Brexit pour lutter contre ce confinement cruel et inutile", a-t-il martelé, indiquant qu'une demande pour changer le nom en "Reform UK" avait été déposée auprès de la Commission électorale. Cette nouvelle version de son parti "s'attaquera aussi aux intérêts des puissants", selon son dirigeant, qui cite la chambre non-élue des Lords, la BBC ou encore les services d'immigration. (Belga)
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