L'Exécutif des musulmans de Belgique dénonce les accusations de "magouilles"

Publié le à Bruxelles (Belgique)

L'Exécutif des musulmans de Belgique (EMB) affirme jeudi  contester toute accusation de "magouilles", assurant "gérer son budget en toute légalité et responsabilité", dans un communiqué publié en fin de soirée. L'organe, voué à représenter tous les musulmans du pays, est dans la tourmente depuis plusieurs jours déjà, épinglé entre autres par le Premier ministre et le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne.Le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) a évoqué jeudi en séance plénière de la Chambre les problèmes qui touchent l'EMB. "Soyons clairs: si l'Exécutif des musulmans travaille avec de l'argent public, il ne peut y avoir aucun doute sur la façon dont ces moyens sont utilisés. Ce genre de magouilles, on mérite mieux que cela dans notre pays", a-t-il lancé en réponse à des questions de la N-VA, du Vlaams Belang et de l'Open Vld. Dans une nouvelle réaction jeudi soir, l'EMB tient à souligner "qu'il a toujours géré son budget en toute légalité et responsabilité", notant par ailleurs que les comptes sont contrôlés annuellement par différentes instances officielles (réviseur d'entreprise agréé, le SPF Justice, l'Inspection des Finances et la Cour des comptes).  "Nous dénonçons donc les accusations de "magouilles" quant à l'utilisation de notre budget alors que la gestion de nos comptes n'a jamais été faite en-dehors du contrôle des dites instances de manière totalement transparente et professionnelle", explique Mehmet Üstün, président l'EMB. Il note encore que le renouvellement des instances de l'Organe Représentatif du Culte Musulman en Belgique (ORCMB) se poursuit par les structures internes de l'EMB "en toute autonomie et avance à grand pas".  L'EMB signale encore que la commission de concertation en charge des travaux pour le renouvellement de ses instances se penche aussi "sur la préparation et la mise en place d'une formule qui devrait donner l'occasion à notre culte d'autofinancer son fonctionnement à travers la contribution de notre communauté".  Le ministre de la Justice  Vincent Van Quickenborne (Open Vld) avait déjà formulé plusieurs critiques en cours de semaine envers l'exécutif et même enclenché une seconde mise en demeure à son encontre. Il a également demandé à la Sûreté de l'État de mener une enquête sur l'ingérence étrangère au sein de l'institution, après la diffusion d'un reportage du programme "Pano" de la VRT visant l'EMB et son président. (Belga)
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