L'OMS, l'OMPI et l'OMC vont davantage collaborer face à la pandémie

Publié le à Bruxelles

Plusieurs organisations internationales établies à Genève veulent collaborer davantage pour faciliter l'accès aux vaccins et aux technologies contre le coronavirus. L'OMS, l'OMPI et l'OMC ont récemment décidé d'une plateforme commune pour accompagner les Etats-membres, ont-elles affirmé jeudi.Les patrons de ces institutions se sont rencontrés la semaine dernière. Les directeurs généraux de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus, de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle Daren Tang et de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala ont affirmé leur engagement à un accès aux vaccins pour tous. Mercredi, l'Alliance mondiale pour les vaccins (Gavi) a annoncé à Genève que l'objectif de l'OMS de vacciner au moins 30% de la population de chaque pays d'ici la fin de l'année ne devrait pas être atteint. Selon ses données, environ 1,5 milliard de doses devraient être acheminées dans les pays en développement. Au total, cinq milliards devraient être sécurisées d'ici la fin de l'année prochaine. Si M. Tedros a répété à de nombreuses reprises son souhait d'une levée provisoire de la propriété intellectuelle, la cheffe de l'OMC est elle confrontée aux divergences entre les 164 membres de son institution. Au total, plus d'une centaine d'entre eux demandent des exceptions aux brevets pour les technologies contre la pandémie. Mais la Suisse et d'autres défendent les intérêts des entreprises pharmaceutiques et préfèrent des licences volontaires pour éviter d'affecter l'innovation. Ils affirment surtout que la composante la plus importante doit être l'augmentation des capacités de production dans les pays en développement. Sous peine de ne pas pouvoir fabriquer une dose supplémentaire, même en cas de levée de la propriété intellectuelle. Récemment, une première étape a toutefois été franchie avec un consensus pour discuter d'un texte à l'OMC. Mais les négociations s'annoncent longues. Les deux pays qui avaient lancé la demande de levée provisoire souhaitent que celle-ci dure au moins trois ans et soit réévaluée par le Conseil général, l'organe suprême de l'OMC. Des indications qui inquiètent la Suisse qui redoute que ces exceptions ne soient difficiles à annuler une fois qu'elles seront décidées. Et l'OMS, l'OMPI et l'OMC vont aider de leur côté davantage les responsables politiques et les spécialistes. Des ateliers sont prévus dès septembre. Autre innovation, les Etats pourront également demander de l'assistance directement auprès d'une plateforme des trois organisations. (Belga)
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