L'ONU déterminée à sanctionner les humanitaires impliqués dans des cas d'abus sexuels

Publié le à KINSHASA/ BRUXELLES (Belgique)

Le coordonnateur humanitaire en République démocratique du Congo (RDC), David McLachlan-Karr,  a affirmé vendredi prendre "très au sérieux" de nouvelles allégations d'exploitation et d'abus sexuels qui seraient survenus lors de la riposte à la 10ème épidémie d'Ebola, entre 2018 et 2020, dans l'est de la RDC."Toutes ces allégations doivent faire l'objet d'une enquête et les victimes doivent être entendues. Nous renouvelons notre engagement à être transparent et apporter toute la lumière sur ce fléau ", a-t-il affirmé dans un communiqué reçu à Bruxelles. Plus de vingt Congolaises ont affirmé avoir été victimes d'abus sexuels, sous forme de chantage à l'emploi, par des travailleurs humanitaires dans l'est de la RDC, selon une enquête publiée mercredi. Au total, "22 femmes de la ville de Butembo ont déclaré que des travailleurs humanitaires masculins intervenant dans le cadre d'une crise d'Ebola (...) leur ont offert des emplois en échange de relations sexuelles", selon cette enquête de l'agence spécialisée The New humanitarian (TNH) et la Thomson Reuters Foundation.  Quatorze de ces femmes "ont déclaré que les hommes se sont identifiés comme étant des travailleurs de l'OMS (Organisation mondiale de la Santé)", indique cette enquête. Le coordonnateur humanitaire a rappelé que les Nations unies ont déjà initié plusieurs enquêtes en RDC, notamment une mission d'investigation du Bureau des services de contrôle interne (BSCI) de l'ONU qui est venue en novembre 2020 et la commission d'enquête indépendante de l'OMS qui est actuellement sur le terrain.  "Ces allégations entravent la confiance des personnes que nous servons envers les Nations unies", a ajouté M. McLachlan-Karr. "Nous assurerons le suivi des enquêtes et sanctionnerons les responsables. Les résultats de ces enquêtes seront communiqués aux autorités congolaises", a ajouté le coordonnateur humanitaire. Il assuré que les Nations unies appliquent une politique de "tolérance zéro" à l'égard de l'exploitation et des abus sexuels par des travailleurs humanitaires, tant nationaux qu'internationaux. (Belga)
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