L'Otan appelle la Turquie à "user de son influence" pour calmer les tensions

Publié le à ANKARA (TUR)

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a exhorté lundi la Turquie, principale alliée de l'Azerbaïdjan, à "user de son influence pour calmer les tensions" au Nagorny Karabakh, où des combats font rage entre l'armée de Bakou et les séparatistes arméniens. "Je m'attends à ce que la Turquie use de son influence pour calmer les tensions", a déclaré M. Stoltenberg lors d'une conférence de presse à Ankara avec le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu. "Toutes les parties doivent immédiatement cesser les combats et avancer vers une solution pacifique", a-t-il ajouté. M. Cavusoglu, dont le pays prône la fin de "l'occupation" du Nagorny Karabakh par les séparatistes appuyés par l'Arménie, a pour sa part estimé que l'Otan devrait elle aussi "appeler l'Arménie à se retirer" de l'enclave et au respect de "l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan". Il a aussi accusé l'Arménie de "commettre des crimes de guerre" en attaquant des zones peuplées de civils. Lors de leur entretien, MM Stoltenberg et Cavusoglu ont également évoqué les tensions autour de l'exploration d'hydrocarbures en Méditerannée orientale entre la Turquie d'un côté, la Grèce et Chypre de l'autre. Après des démonstrations de force et des déclarations martiales en août, Ankara et Athènes s'étaient mis d'accord en septembre pour reprendre des "pourparlers exploratoires". Signe d'une volonté d'apaisement, un accord a été trouvé jeudi à l'Otan entre la Grèce et la Turquie sur un mécanisme pour éviter les conflits. "Nous ne voulons pas d'incidents entre alliés (au sein de l'Otan)", a affirmé M. Cavusoglu en commentant cet accord. "J'ai bon espoir que les disputes (entre la Turquie et la Grèce) peuvent désormais être réglées à travers les négociations, dans l'esprit de solidarité entre membres de l'Alliance", a dit pour sa part M. Stoltenberg, qui doit petre reçu dans la soirée par le président turc Recep Tayyip Erdogan. Dans ce qui semble être un nouveau geste d'apaisement d'Ankara, le navire turc de prospection d'hydrocarbures Yavuz a quitté lundi la zone maritime de Chypre pour regagner la côte turque. "Le départ du navire Yavuz est un nouveau pas bienvenu dans le sens de la désescalade en Méditerranée orientale et nous espérons en voir d'autre dans cette direction", a réagi un porte-parole de la Commission européenne, Peter Stano. Les dirigeants de l'Union européenne, réunis vendredi en sommet à Bruxelles, ont adressé à la Turquie un message de fermeté assorti d'une menace de sanctions si elle ne cesse pas ses forages, considérés comme illégaux, dans les eaux territoriales de Chypre. (Belga)
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