La brasserie de la Senne passe entièrement au bio

Publié le à BRUXELLES (Belgique)

Toutes les bières de la gamme permanente de la brasserie de la Senne sont désormais bio. L'idée trottait dans la tête des fondateurs depuis plusieurs années, mais ceux-ci voulaient s'assurer de disposer d'orges certifiées biologiques de qualité constante. La certification a été obtenue en décembre."Les céréales bio - et le malt qui en est issu - sont, dans leur composition, un peu différentes des grains conventionnels, ce qui peut bien sûr influencer le goût de la bière. Cela demande une adaptation des méthodes de brassage. Afin de ne pas prendre de risques et de retrouver le goût caractéristique de nos bières dans chaque brassin, nous avons décidé de prendre le temps: nous avons fait des essais pendant un an", explique Yvan De Baets, maître-brasseur. Collaborant depuis de nombreuses années avec la malterie Dingemans, la brasserie de la Senne s'approvisionnera également en malt bio auprès de l'entreprise anversoise. Contrairement à d'autres brasseries qui proposent des versions bio et conventionnelles d'une même bière, les sept marques (Zinnebir, Taras Boulba, Stouterik, Jambe-de-Bois, Brusseleir, Bruxellensis et Zenne Pils) qui composent la gamme permanente de la brasserie de la Senne ne seront plus disponibles que sous forme biologique. Active depuis 2004, la brasserie bruxelloise a déménagé depuis un peu plus d'un an sur le site de Tour & Taxis. L'outil de production et les bâtiments ont été conçus dans une optique durable, avec notamment différents systèmes de récupération de chaleur et d'eau de pluie. "Notre espace de dégustation a en outre été construit presque intégralement avec des matériaux de récupération. Notre système de brassage, de conception allemande, est aussi bien plus performant que les précédents, non seulement en termes de qualité du produit, mais également en termes énergétiques", précise le co-gérant Bernard Leboucq. La brasserie a produit 13.500 hectolitres de bière en 2019 et a fortement été affectée par la crise du coronavirus l'an dernier puisque les cafés, l'un de ses plus importants débouchés, sont longtemps restés fermés. "On peut certainement compter une baisse de 30% en 2020", ajoute M. De Baets. (Belga)
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