La stabilisation des hospitalisations reflète le cas des maisons de repos

Publié le à BRUXELLES (Belgique)

Le nombre d'admissions à l'hôpital en raison d'une contamination au coronavirus semble, ces derniers temps, se stabiliser autour de 200 par jour. Ce phénomène reflèterait la situation dans les maisons de repos, a expliqué lundi Steven Van Gucht, porte-parole interfédéral Covid-19, lors du point presse quotidien du Centre de crise et du SPF Santé publique. Le nombre de nouvelles hospitalisations a longtemps tourné autour des 200 admissions par jour. Si lundi, ce nombre est tombé à 127, Steven Van Gucht a souligné qu'il s'agissait du nombre d'admissions du dimanche, fréquemment plus faible, et qu'il faudra voir si la baisse se confirme dans les prochains jours. Le virologue a souligné que deux dynamiques avaient cours en parallèle: "celle dans la population en général et celle dans les maisons de repos". Il ressort des chiffres que le pourcentage de personnes hospitalisées âgées de moins de 80 ans tend à diminuer tandis que celui de patients âgés de plus de 80 ans augmente. La stabilisation autour des 200 nouvelles hospitalisations semble donc due à un nombre plus important de personnes âgées hospitalisées. "Cela reflète probablement la situation dans les maisons de repos", a expliqué M. Van Gucht, espérant que les chiffres continueront de baisser dans les prochains jours. Le virologue de l'Institut scientifique de santé publique (Sciensano) a également rappelé que l'indicateur le plus important suivi par les experts pour évaluer l'évolution de l'épidémie était le nombre de lits occupés dans les services de soins intensifs. "Il est très important que dans un futur proche, les soins intensifs reviennent à un mode de fonctionnement normal pour garantir le fonctionnement des autres services", a-t-il relevé. Le but est que le personnel détaché d'autres services pour soutenir les soins intensifs puisse revenir travailler dans son service de départ. Cela permettra également une meilleure balance entre les vies professionnelle et privée, a-t-il pointé. Une hospitalisation en soins intensifs intervient toutefois à un stade tardif dans l'évolution de la maladie, a relevé M. Van Gucht. Des indicateurs à plus court terme sont donc également pris en compte, à savoir "le nombre de consultations pour des syndromes grippaux, le nombre de contaminations confirmées et l'absentéisme pour cause de maladie", a listé le virologue. (Belga)
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