Le cdH quitte la séance d'installation du nouveau collège provincial du Brabant wallon

Publié le à WAVRE (ter)

Le nouveau collège provincial du Brabant wallon, recomposé après le départ surprise de son président Mathieu Michel pour intégrer le nouveau gouvernement fédéral, a été installé jeudi soir. Un amendement au pacte de majorité a été soumis au conseil provincial et la Rebecquoise Sophie Keymolen a intégré un collège désormais paritaire et présidé par Tanguy Stuckens. L'opposition cdH a rappelé qu'elle aurait souhaité que le collège se limite à trois députés, à un moment où les finances provinciales sont mises à rude épreuve. Taxé de populistes par le MR, les élus humanistes ont quitté la séance.Après les prestations de serment, Tanguy Stuckens (MR) a évoqué, dans son premier discours de président du collège provincial, les défis auquel l'institution est confrontée: la crise sanitaire, la nécessité de répondre aux nouvelles aspirations des citoyens et la réforme imposée par la Région wallonne qui force la Province à intégrer, d'ici 2024, 60% du coût de fonctionnement de la zone de secours du Brabant wallon. "Aujourd'hui comme demain, nous analyserons et questionnerons chaque dépense, chaque source de coût de l'institution provinciale pour pouvoir assumer nos obligations envers la zone de secours et donc au profit des communes. Je souhaite être très clair et rassurer notre personnel: il n'est pas et il ne sera pas question de licenciements au sein de l'administration provinciale", a affirmé Tanguy Stuckens. Alors que les chefs de groupe se succédaient à la tribune pour des voeux de réussite et quelques souhaits de changement de la part des partis de l'opposition, le cdH s'est voulu plus incisif. Il a rappelé à la majorité MR-PS, par la voix de son chef de groupe Benjamin Goes, qu'il aurait souhaité à l'heure où les finances provinciales sont sous pression, que le départ de Mathieu Michel constitue l'occasion de diminuer le nombre de députés provinciaux de quatre à trois. Benjamin Goes s'est dit "très interloqué" en voyant que le nouveau président du collège provincial referme le débat en taxant la proposition humaniste de "populisme de bas étage", alors qu'il s'agit juste d'un choix politique. Dans une réponse au ton cinglant, le nouveau chef de groupe MR Joseph Tordoir - qui remplace Sophie Keymolen à ce poste - a maintenu ce qualificatif qui fâche. "J'espère que le cdH ne s'égarera plus à l'avenir sur ces chemins bien sombres, comprenez peu éclairés", a-t-il notamment commenté. En signe de protestation, les élus humanistes ont alors quitté la séance. (Belga)
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