Le cdH s'inquiète de l'évolution de la situation budgétaire de la Région bruxelloise

Publié le à BRUXELLES (Belgique)

A la lecture des documents budgétaires soumis depuis lundi au débat en commission des Finances du parlement bruxellois, l'inquiétude monte, a estimé le même jour le député cdH Christophe De Beukelaer. La commission des Finances du parlement bruxellois a entamé l'examen des projets de budget 2020 ajusté et 2021 en entendant les représentants de la Cour des Comptes. Comme le MR, le cdH estime que la Région-capitale s'endette comme jamais auparavant et bien plus qu'annoncé. "Il faudra une relance forte et intelligente pour faire face à la situation. Je dois avouer mon scepticisme à cet égard suite au premier plan de relance présenté par le gouvernement en juillet qui était une véritable farce", a commenté le député humaniste, Christophe de Beukelaer. Selon lui, le déficit est plus élevé qu'annoncé. Lors de la déclaration de politique générale, Rudi Vervoort annonçait que le compte 2020 et le budget afficheraient un déficit d'un milliard d'euros supplémentaire à cause de la crise sanitaire. Avec les 500 millions d'euros de déficit déjà prévus à l'initial, on devait s'attendre à 1,5 de déficit. "En réalité, on sera à -2,2 milliards, tant en 2020 qu'en 2021. Nous exigeons du gouvernement une totale transparence", a ajouté le député cdH. D'après lui, la dette prend une ampleur inédite. Le chiffre présenté par le gouvernement (5,4 milliards de dette en 2020) est largement sous-estimé car il se base sur le projet initial 2020. Or, le déficit sera nettement plus élevé que prévu et viendra donc alourdir la dette. De plus, selon les normes européennes, la Région est tenue d'ajouter la dette des institutions consolidées. On arrive à une dette de 7,4 milliards. Enfin, le cdH estime que le gouvernement doit inclure la dette «garantie», qui se chiffre à 3 milliards, dans le calcul de sa dette. D'après lui, la Région pourrait en effet devoir intervenir face à l'impact de la crise économique qui va plonger les citoyens et les institutions dans une grande fragilité. "En prenant ces éléments en compte, la dette réelle sera de plus de 10 milliards d'euros en 2021, le double du chiffre de 2018", a jugé Christophe De Beukelaer. Enfin, l'équilibre en 2024 est, selon lui un leurre car pour afficher un budget à l'équilibre en 2024, la Région a du faire des hypothèses de travail fortes (grande sous-utilisation des crédits alors que la crise demande de mobiliser des moyens, emploi, marchés financiers, etc) dont on ne connaît pas les détails. Ce scénario n'est crédible qu'avec un plan de relance ambitieux. Celui qui a été présenté en juillet n'était qu'un saupoudrage des politiques déjà entamées, a-t-il déploré. (Belga)
© 2020 Belga. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Belga. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de Belga.

A lire également

Notre sélection d'annonces

Fil info