Le CD&V s'en tient à l'accord de gouvernement

Publié le à BRUXELLES (Belgique)

Le président du CD&V, Joachim Coens, n'accepte pas l'offre de son collègue de la N-VA, Bart De Wever, de revenir sur la loi sur la sortie du nucléaire, au moyen d'une majorité alternative. Les chrétiens-démocrates s'en tiennent à l'accord de coalition avec une évaluation en novembre 2021, assure M. Coens. Bart De Wever propose les 24 sièges de la N-VA à la Chambre afin de revenir la loi sur la sortie du nucléaire, a-t-il exposé samedi matin sur Radio 1. Il qualifie le plan du gouvernement fédéral pour maintenir la sortie du nucléaire en 2025 de "désastreux". Selon M. De Wever, les quatre partis avec lesquelles il a brièvement négocié un nouveau gouvernement fédéral - PS, sp.a, CD&V et cdH - étaient déjà favorables à l'allongement de la durée de vie des deux réacteurs nucléaires les plus récents. Trois de ces quatre partis ont maintenant rejoint la nouvelle coalition gouvernementale fédérale avec les libéraux et les Verts. Selon le président de la N-VA, ils "sont tombés de leur siège en raison de l'habileté de (la ministre de l'Énergie) Tinne Van der Straeten, qui connaît très bien le dossier, à manœuvrer rapidement". Le président du CD&V, Joachim Coens, souligne que son parti s'en tient à l'accord de coalition, dans lequel la sortie du nucléaire sera confirmée en 2025, une évaluation étant néanmoins prévue en novembre 2021. Si des problèmes imprévus surviennent, le gouvernement pourrait cependant revenir à une utilisation limitée de l'énergie nucléaire. "L'accord de coalition réaffirme la sortie du nucléaire, qui avait déjà été décidée, mais prévoit en même temps un moment d'évaluation en novembre 2021 sur la sécurité d'approvisionnement et le prix. C'est très important pour nous. Le gouvernement prendra alors une décision. Il n'y a aucune raison pour nous maintenant de douter de cela", a réaffirmé Joachim Coens. Jeudi dernier, le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) et la ministre de l'Énergie Tinne Van der Straeten (Groen) ont également annoncé qu'ils s'en tiendraient à ce moment d'évaluation en novembre. Cependant, selon l'opposition, la solution d'urgence de maintenir en activité limitée les deux réacteurs nucléaires les plus récents après 2025 n'est déjà plus réaliste puisque l'opérateur Engie Electrabel a décidé de supprimer les investissements dans une éventuelle prolongation de durée de vie. Mme Van der Straeten souligne à nouveau samedi qu'elle s'en tient à l'accord de coalition. C'est sa "feuille de route pour une Belgique durable et prospère", a-t-elle tweeté. "L'incertitude et les retards nous ont amenés dans cette situation. La vision et l'expertise sont ce qui nous met sur la bonne voie". (Belga)
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