Le MR veut garder Sophie Wilmès au 16

Publié le à BRUXELLES (Belgique)

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, veut maintenir Sophie Wilmès au poste de Première ministre, a-t-il expliqué au cours de l'émission "C'est pas tous les jours dimanche". Son maintien au 16 rue de la Loi se justifie, à ses yeux, aussi bien pour des raisons d'équilibre au sein du gouvernement que pour sa popularité au sud du pays. La coalition Vivaldi qui se met en place penchera à gauche, constate le président libéral. Il importe donc, dans un gouvernement du centre, de permettre le respect des équilibres politiques, ce qui justifierait de confier la direction du gouvernement à une personnalité libérale. "On est dans une coalition où il y a une majorité de parlementaires de gauche. Si en plus d'avoir un gouvernement qui penche à gauche, on a un chef d'équipe qui est de gauche... Il faut donner des garanties aux libéraux qui doivent pouvoir faire entendre leur politique", a-t-il dit. L'actuelle Première ministre est la personne la plus indiquée pour remplir cette fonction, estime-t-il. "Dans n'importe quel autre pays du monde, le fait de reconduire Sophie Wilmès ne serait même pas une question. Quand on voit les sondages d'opinion, elle est largement en tête du côté francophone. Ce serait bien de temps en temps de suivre ce que veut la population", a souligné M. Bouchez, en rappelant que c'est la première femme cheffe d'un gouvernement fédéral en Belgique. "Elle n'a pas mal géré la crise quand on voit le soutien populaire dont elle jouit. Si on veut un gouvernement moderne, elle a aussi une légitimité pour cette fonction", a-t-il ajouté. Les écologistes, autre famille de la "Vivaldi", jugent également qu'ils ne manquent pas de talents pour ce poste. "Il y a suffisamment de talents chez Groen ou Ecolo pour voir émerger un Premier ministre. Si un Vert peut faire l'unanimité, nous sommes prêts à rendre service", a dit pour sa part la co-présidente d'Ecolo, Rajae Maouane. La dirigeante écologiste ne voit toutefois pas d'un mauvais œil Mme Wilmès rempiler au "16". "C'était une période compliquée, elle a assumé de façon constructive et intéressante. C'est la féministe qui parle ici: ce serait bien d'avoir plus de femmes aux postes à responsabilité. On voit que les pays où une femme était à la manœuvre s'en sont mieux sortis", a-t-elle fait remarquer. (Belga)
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