Le parlement poursuivra ses auditions, pas à pas sur l'affaire Chovanec

Publié le à BRUXELLES (Belgique)

Les commissions de l'Intérieur et de la Justice de la Chambre poursuivront leurs auditions dans le dossier Chovanec. La première entendra, pour commencer, le directeur de la police administrative et le directeur des opérations de police administrative, l'officier de liaison entre les Affaires étrangères et l'Intérieur et l'ancien ou l'actuel ambassadeur de Slovaquie. La seconde auditionnera, également dans un premier temps, le procureur du roi de Charleroi et le procureur général de Mons. D'autres auditions suivront sans doute, notamment le directeur de la police aéroportuaire, dont les agents sont pointés du doigt pour la façon dont ils ont maîtrisé le citoyen slovaque à l'aéroport de Charleroi, et d'autres responsables opérationnels de la police. La question se pose toujours de savoir comment les faits qui ont éclaté au grand jour à la suite de la diffusion de la video de l'intervention n'étaient pas connus de la direction de la police. Stefaan Van Hecke (Ecolo-Groen) souhaite par ailleurs entendre l'avocate de la veuve de M. Chovanec. Plusieurs groupes, en particulier la N-VA, voulaient réinviter le ministre de l'Intérieur, Pieter De Crem, et le commissaire général de la police fédéral, Marc De Mesmaeker, mais une telle audition a paru inutile à ce stade-ci du travail parlementaire. Les deux hommes se sont déjà exprimés il y a peu devant le parlement. "Allons dans le vif du sujet", a plaidé Ahmed Laaouej (PS). "Les inviter encore, c'est perdre son temps", a souligné Vanessa Matz (cdH). Ces auditions se déroulent dans un contexte sensible. Une note des services juridiques de la Chambre a mis en garde les députés contre certains risques. Une instruction judiciaire est en cours et, à ce jour, le parlement n'a pas institué de commission d'enquête. Les personnes invitées peuvent donc refuser de témoigner -et ce d'autant plus que la police a ouvert une enquête interne- et ne peuvent s'accuser devant le parlement d'avoir commis une infraction. Le secret de l'instruction doit par ailleurs être préservé. (Belga)
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