Les droits de l'homme sous Trump passés au crible une dernière fois

Publié le à GENÈVE (CHE)

Des responsables de l'administration Trump ont été soumis lundi à un feu roulant de critiques à l'ONU, sur les violences policières ou la politique d'immigration, lors d'un examen du respect des droits de l'homme aux Etats-Unis. Les représentants de quelques 120 pays ont adressé leurs recommandations à ces hauts fonctionnaires qui en janvier cèderont la place à l'équipe de Joe Biden, le président-élu. "Notre engagement en faveur des droits de l'homme repose sur un solide socle d'un engagement politique et moral en faveur de la responsabilité et de la transparence", a lancé Andrew Bremberg, le représentant des Etats-Unis à l'ONU à Genève, un des visages de l'administration, qui arborait ce lundi un masque aux couleurs du drapeau américain couvrant sa large barbe. Comme tous les pays de l'ONU, les Etats-Unis se pliaient à la Revue périodique universelle, l'examen, tous les 4 ou 5 ans par les pairs, des performances en matière des droits de l'homme. De tous les sujets, ce sont les violences policières contre les Noirs américains et d'autres minorités qui ont été abordés le plus souvent. L'administration a aussi été critiquée souvent pour sa politique envers les immigrants, une des pierres de touche des quatre années de Trump à la Maison Blanche. Peu de références en revanche à l'élection présidentielle remportée par Joe Biden, une victoire que Donald Trump refuse de reconnaître. Quelques pays dont l'Allemagne, la Russie ou encore la Grèce ont demandé aux Etats-Unis de respecter les droits des électeurs. Malgré la situation très particulière d'interlocuteurs sur le départ, certains estiment que l'exercice n'en était pas moins important. "Le message du Conseil des droits de l'homme de l'ONU est très clair", explique Jamil Dakwar, qui dirige la division droits de l'homme, de l'ACLU, la très puissante organisation américaine de défense des droits civiques, dans un courriel à l'AFP. "L'administration Biden/Harris doit donner la priorité au réengagement avec les droits de l'homme internationaux et prendre des mesures audacieuses dès le premier jour pour inverser les politiques du président Trump qui ont fait du mal", a-t-il souligné. (Belga)
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